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Isabelle Ferreras: «Les gens ne veulent pas d’un despotisme éclairé, mais peser sur les choix qui les concernent»

Isabelle Ferreras a une conviction : seule la démocratie permet de prendre des décisions collectives légitimes et donc efficaces. Il ne s’agit pas de mieux expliquer, mais d’impliquer les citoyens.

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Journaliste au service Economie Temps de lecture: 13 min

Isabelle Ferreras a donné rendez-vous à notre photographe au Jardin essentiel de Forest, un jardin participatif né de la rencontre entre une institution publique, l’IBGE, aujourd’hui Bruxelles Environnement, et les habitants du quartier. C’est moins le hasard de la géographie – son domicile est à deux pas – qu’un choix au fond très politique d’une sociologue engagée, enseignant à l’UCLouvain, dont le leitmotiv tient en un mot – démocratiser – mais s’applique à toutes les sphères de la société, également à l’entreprise. Une exigence que la crise du Covid a rendue encore plus urgente, insiste-t-elle.

La crise que nous vivons est-elle une parenthèse avant de revenir au « monde d’avant » ou l’occasion d’une révolution vers un autre monde ?

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10 Commentaires

  • Posté par Monsieur Alain, samedi 8 août 2020, 20:32

    J'aimerais demander à Mme Ferreras pourquoi le consociationalisme (la démocratie consociative) qui caractérise le fonctionnement politique belge (mais pas que) ne peut pas être considéré comme une forme de participation citoyenne. Merci.

  • Posté par Ballez Guy, samedi 8 août 2020, 11:36

    Tiens, il y a au moins un domaine où une expérience similaire de "démocratisation", participation etc. a déjà été menée et sous la férule d'une majorité de ce type de "sociologues ou pédagogues" "engagés", c'est-à-dire de gauche très à gauche. C'est l'enseignement rénové! C'est, comme chacun peut le constater une immense réussite !! Aucun de mes deux parents de la génération 1912-1914 n'a dépassé l'équivalent de la 3ème classe des humanités moyennes (+-15ans) mais ils savaient écrire sans faute et de manière structurée et maitrisaient parfaitement le calcul et, surtout, ils comprenaient ce qu'ils lisaient, toutes choses qu'on rencontre de moins en moins de nos jours, même, parfois, en atteignant un enseignement dit "supérieur". La première condition de l'égalité sociale est l'égalité des chances ce que le naufrage en Wallonie-Bruxelles de l'enseignement fondamental ne permet plus. Et en ce domaine, les "méchants fascistes flamands" ou les lobbys de droite ou d'extrêmes droite n'y sont pour rien. C'est une certaine gauche Rousseauiste qui a imposé le modèle. J-J Rousseau, qui a écrit un traité sur la bonne éducation des enfants mais qui a abandonné les siens .... Attention, il y a des choses intéressantes dans l'analyse de Mme Ferras mais sa vue globale est très naive et utopiste car elle se base sur une vue très idéalisée de la nature humaine comme Rousseau justement, l'Homme est naturellement bon, c'est la société qui le pervertit .... Ce n'est pas vrai, c'est l'éducation qui polit l'Homme. Une dernière chose factuelle. Mme Ferras a raison de pointer les USA et l'école de Chigago comme l'archétype de l'ultra-libéralisme et j'ajouterai, sa tête de pont européenne la Grande Bretagne. Cette dernière ayant réussi à imposer une partie du modèle dans la politique de l'Union Européennes notamment en matière de concurrence. Mais pour le reste, sur les plans de la sécurité sociale, de la santé, du droit du travail etc. nos sociétés européennes socio-démocrates occidentales sont les plus proches du modèle idéalisé que souhaiterait imposer Mme Ferras que n'importe quelles autre système politique dans le monde et jamais dans toute l'histoire de l'humanité, l'espérance de vie en bonne santé n'a été aussi élevée et la redistribution des richesses aussi large (52 à 55% du PIB capté par l'état). Et pourtant que de critiques acerbes sur notre système. Au point même que, paradoxalement, ce sont les pays les plus redistributifs, la France par ex., où le rejet et le mécontentement est le plus fort. Il faudrait que nos scientifiques sociologues de gauche nous expliquent la cause de cela. Parce que sinon, plus le système tendra vers l'idéal, moins les gens seront heureux ce qui serait un comble. Tout cela est bien complexe, ne l'oublions pas. Le vrai problème est la mondialisation et la mise en concurrence de travailleurs au statut très différents. La mondialisation a été une bénédiction pour les plus instruits et les plus agiles et a permis la sortie de la pauvreté de millards d'êtres humains et on peut donc considérer que le bilan global est positif. Mais cette globalisation a laissé sur le bord de la route, chez nous, les moins qualifiés et/ou les plus faibles. Là est l'immense problème et c'est en cela que la faillite de notre enseignement est un véritable scandale dont les autoproclamés "progressistes" ne peuvent pas s'absoudre.

  • Posté par Frerotte Jean-luc, dimanche 9 août 2020, 10:58

    Tout à fait d'accord avec vous !

  • Posté par Naeije Robert, vendredi 7 août 2020, 21:54

    "Démocratiser l’entreprise et démarchandiser le travail nous permettra de dépolluer la planète" Est-ce que le mot "cuistre" a été féminisé? Il est temps d'y penser

  • Posté par Petitjean Marie-rose, dimanche 9 août 2020, 15:20

    Robert, que vous ne soyez pas d'accord avec Mme Ferreras, c'est évidemment votre droit. Exprimez-vous alors clairement, en argumentant. Dire qu'il s'agit de phrases toutes faites est un avis et non un fait. Mme Ferreras utilise un langage clair, un vocabulaire que la plupart d'entre nous peuvent comprendre, qui ne peuvent pas être taxés de "cuistrerie" (par contre, l'usage de ce mot lui-même ...).

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