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L’Etat belge et Fedasil cités à comparaître pour répondre à la situation des demandeurs d’asile

Suite à la crise sanitaire, plusieurs centaines de ces personnes se retrouvent dans les rues depuis des mois.

Temps de lecture: 3 min

Plusieurs organisations (ADDE, Avocats.be, CIRÉ, La Ligue des droits humains, NANSEN ASBL, ORBIT ASBL, Service droit des jeunes, la Plateforme Citoyenne BxlRefugees et Vluchtelingenwerk Vlaanderen) citent l’État belge et Fedasil (l’Agence fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile) à comparaitre, annoncent-ils dans un communiqué de presse.

Ces associations demandent à ce que l’Etat et Fedasil respectent la loi belge et européenne en garantissant un accueil immédiat aux demandeurs d’asile (demandeurs de protection internationale).

Depuis le confinement, « des centaines d’entre eux sont forcés de vivre dans la rue et n’ont pas accès à l’aide médicale, sociale, psychologique, juridique et matérielle dont ils ont besoin et à laquelle ils ont droit. Chaque jour, les travailleurs, travailleuses et bénévoles des organisations plaignantes rencontrent femmes, hommes et enfants qui ne savent plus où se rendre depuis que les portes du Petit-Château ont fermé. Certaines familles sont à la rue depuis plus de deux semaines et ce délai va parfois jusqu’à huit semaines pour les hommes isolés », expliquent-elles.

Les portes du Petit-Château ont en effet été fermées au début du confinement. Des dizaines de demandeurs d’asile se sont donc retrouvés à la rue. « Après plusieurs semaines, un nouveau système été mis en place afin de permettre aux demandeurs d’asile d’introduire une demande de rendez-vous à l’Office des étrangers via un formulaire en ligne. Mais ce nouveau système d’enregistrement présente une série de problèmes. » En effet, l’accès à internet et au matériel informatique nécessaire n’est pas évidente pour ce public et il n’est pas possible de s’enregistrer via des téléphones portables ou ordinateurs étrangers. Par ailleurs, le site lui-même n’est disponible qu’en français et néerlandais même si des formulaires traduits sont accessibles sur le site. Enfin, une fois les problèmes logistiques ou techniques dépassés, plusieurs semaines peuvent s’écouler avant que les demandeurs d’asile soient convoqués pour un premier rendez-vous, expliquent-ils encore.

Un homme seul (les familles et MENA sont prioritaires) peut attendre des semaines avant d’avoir accès à une forme de prise en charge. Il en résulte que les structures de sans-abrisme, déjà débordée, doivent venir en aide aux demandeurs d’asile, or ce n’est pas leur rôle.

Malgré une centaine de condamnations par le tribunal du travail, Fédasil ne bouge pas. Et plus de 700 demandeurs d’asile attendent toujours une place d’accueil. « Nous ne pouvons pas accepter que des personnes déjà très vulnérables continuent à être envoyées à la rue et décidons pour cela de poursuivre l’État belge et Fedasil en justice », concluent les associations dans leur communiqué.

La décision de citer l’Etat belge à comparaître intervient après une rencontre avec le cabinet De Block qui s’est avéré insatisfaisante pour toutes les organisations présentes à la rencontre.

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4 Commentaires

  • Posté par Raurif Michel, samedi 8 août 2020, 17:10

    Remercions tout les défenseurs des pauvres immigrés ! Les immigrés , de si brave gens. Regardez la poursuite sur les autoroutes où la petit fille a été tuée par un policier qui ne faisait que son travail ! Même les parents ont cachés le conducteur du véhicule et ont refusés de le dénoncer , Vraiment des braves et honnêtes personnes gens ...

  • Posté par M g, vendredi 7 août 2020, 19:27

    Pauvre de nous-SI ce procès met l'état en demeure d'accepter tous les demandeurs....il y en aura encore plus!!

  • Posté par DE SCHRIJVER Edgar, vendredi 7 août 2020, 20:39

    Ce serait la porte ouverte à toutes les fenêtres...

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