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«Si on continue de respecter les mesures, on s’écarte d’une deuxième vague», indique le Centre de crise

Lors de leur première conférence de presse de la semaine, les experts de l’Institut scientifique de santé publique ont communiqué les chiffres quotidiens relatifs à l’épidémie de coronavirus en Belgique.

Temps de lecture: 3 min

À l’entame de la conférence de presse du Centre de crise, la porte-parole interfédérale francophone, Frédérique Jacobs a annoncé que « la croissance exponentielle semble être interrompue ». Selon Frédérique Jacobs, « si on continue de respecter les mesures, on s’écarte d’une deuxième vague (…) les nouveaux cas augmentent, mais l’augmentation a ralenti ces derniers jours. Nous assistons toujours à une croissance du nombre de nouveaux cas, mais cette augmentation a ralenti », a indiqué la directrice de la clinique des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Erasme. «Le pic est peut-être derrière nous», a quant à lui affirmé le virologue Steven Van Gucht, porte-parole flamand du Centre de crise.

À Anvers, la propagation du virus diminue, ont annoncé les experts du Centre de crise. « Ce sont en région de Bruxelles-Capitale et en province de Liège qu’on enregistre le plus grand nombre de nouveaux cas. Environ 520 ont été signalés dans les deux régions la semaine dernière », ont-ils précisé.

Les experts ont également répondu aux questions envoyées par les journalistes. Sur les modalités de la rentrée scolaire de septembre, Antoine Iseux n’a pas pu apporter beaucoup de précisions. Il a cependant rappelé que certaines règles avaient déjà été réfléchies par les différentes entités du pays: «Les communautés ont agi fin d’année scolaire dernière et se préparent pour cette rentrée. Il est un petit peu tôt pour savoir ce qu’il va se passer à la rentrée de septembre, tout dépendra de l’évaluation de l’épidémie dans les semaines qui viennent », a-t-il déclaré.

Les chiffres du jour

Avec 580,1 tests positifs au Covid-19 par jour entre le 31 juillet et le 6 août, le nombre de nouveaux cas continue d’augmenter en Belgique, en hausse de 16 % en une semaine, ont indiqué les porte-parole interfédéraux. Si l’indicateur s’affiche toujours en augmentation, la progression du virus semble ralentir quelque peu alors que des hausses de 104 % étaient encore constatées fin juillet, ont précisé les porte-parole interfédéraux.

Les experts ont également rappelé que depuis le début de la crise, la Belgique a détecté, 74.152 contaminations, soit 751 de plus que dimanche.

Le nombre de nouvelles infections s’affiche en hausse constante depuis plusieurs semaines mais la progression du virus semble quelque peu ralentir. Si entre le 31 juillet et le 6 août, le nombre de tests positifs a augmenté de 16 % par rapport aux sept jours précédents, entre le 22 et le 28 juillet par exemple, la hausse s’élevait à 104 % par rapport aux sept jours précédents.

Le nombre de nouveaux cas pour 100.000 habitants augmente aussi, avec 65,9 nouvelles contaminations détectées pour 100.000 habitants, contre 63,3 dimanche.

Côté hospitalisations, rien à signaler. Les chiffres du lundi reflètent toujours la situation plus calme du week-end. 23 admissions étaient annoncées lundi dernier, contre 20 aujourd’hui. Ce qui maintient la moyenne à 27 admissions quotidiennes, chiffre stable sur 24h.

Dimanche, 285 lits d’hôpital étaient occupés par des patients atteints du Covid-19, soit quatre de plus que la veille. Les soins intensifs accueillaient 69 malades, dont 34 nécessitaient une assistance respiratoire.

Au total, la Belgique déplore la mort de 9.872 patients (+2), a rappelé Sciensano. Entre le 31 juillet et le 6 août, 3,4 décès ont été enregistrés par jour en moyenne (+33 %).

La prochaine conférence de presse du Centre de crise aura lieu mercredi à 11h.

 

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22 Commentaires

  • Posté par Delvaux Alain, lundi 10 août 2020, 21:30

    Cette saga n'en finit plus et surtout cela devient de plus en plus grotesque. Comment peuvent-ils parler de vague sans mentionner son étendue dans le temps et son intensité. Ben oui, c'est une seconde vague mais dont l'intensité ne sera pas celle de mars-avril et pour laquelle les hospitalisation / décès sont beaucoup moins nombreux, plus précisément, le ratio (décès + hospitalisation soins intensifs)/nombre de cas COVID-19+ est bcp plus faible. C'est une injure aux scientifiques , cette information non rigoureuse et partielle, doublé d'une infantilisation.

  • Posté par Petitjean Marie-rose, lundi 10 août 2020, 21:48

    Alain, il me paraît difficile de mentionner la durée et l'intensité d'un phénomène en cours. Ces mesures ne pourront être faites qu'après coup et ne peuvent qu'être supputées actuellement. L'infantilisation dont vous parlez ne serait-elle pas due au comportement puéril de ceux qui s'opposent aux "règles d'or" ? Tant de choses nous sont imposées parce que, pour certains, seule la peur du gendarme est efficace (comportement typiquement (très) enfantin : je ne respecte pas la règle si papa n'est pas là pour me surveiller.

  • Posté par Staquet Jean-marie, lundi 10 août 2020, 18:54

    Mais quel sera le nouveau prétexte pour continuer à restreindre les libertés?

  • Posté par Bartet Guy, lundi 10 août 2020, 13:34

    Étrange : d'habitude on peut reprocher aux lecteurs de ne lire que le titre mais ici c'est le contraire. Pour une fois que le titre n'est pas alarmiste, la meute des antis se lâche. Rappelons ce titre : si on continue à se comporter comme aujourd'hui, on échappe à la fameuse seconde vague. Alors, les gars (l'immense majorité des commentateurs sont des mâles), on se détend, on s'assied et on prend un apéro tranquillou, en respectant les gestes barrières bien sûr.

  • Posté par Staquet Jean-marie, lundi 10 août 2020, 18:55

    Eh, le "mâle", fais ce que tu veux de ta vie. On en fera autant de la nôtre.

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