Remco, ça rime souvent avec solo: Evenepoel prend toujours des risques en course pour atteindre ses objectifs (vidéos)

Photo News
Photo News

Avec treize victoires depuis ses premiers tours de roues chez les pros, le 27 janvier 2019 en Argentine, Remco Evenepoel confirme qu’aux âmes bien nées, le talent n’attend pas le nombre des années. Le Brabançon n’aime pas trop les comptes d’épicier dans sa gestion de l’effort, il préfère la générosité.

Tour de Belgique 2019. À l’offensive avec Victor Campenaerts, le Brabançon le sort proprement de sa roue à six kilomètres du but, pour filer seul vers sa première victoire chez les pros. Admiratif, le recordman de l’Heure dira que jamais il n’avait vu pareille prestation de la part d’un garçon de 19 ans. Le lendemain, Evenepoel paraphait son premier succès au terme d’une épreuve par étapes.

Adriatica Ionica Race. Fin juillet 2019, il prend la poudre d’escampette à 25 km de l’arrivée à Monte Quarin, avale le fuyard Fausto Masnada et l’emporte avec plus de deux minutes d’avance sur son leader, Philippe Gilbert.

Clasica San Sebastian. La toute première classique WorldTour qu’il dispute, bingo ! S’il joue les équipiers à une quarantaine de kilomètres du but, il revient aux avant-postes dans la dernière heure de course et accompagne le Letton Skujins dans l’lto de Murgil Tortorra. Il bascule en tête puis sème son compagnon d’échappée, pour avaler les neuf derniers kilomètres en solitaire.

Tour d’Allemagne 2019. Un numéro hors-série, même s’il ne se conclut pas par une victoire. Le surdoué de Schepdaal file à 97 km du but, il ne sera repris que quelques hectomètres avant l’arrivée à Göttingen, où Alexander Kristoff s’impose.

Tour de Burgos 2020. Son escapade en solitaire n’a certes duré « que » deux kilomètres mais en haute montagne, sur les pentes raides et rocailleuses du Picón Blanco. Il résiste à des grimpeurs patentés (Landa, Bennett, Chaves, Carapaz…) et pose les jalons de sa victoire finale, deux jours plus tard.

Tour de Pologne 2020. Il s’isole à 50 km du but. « Je sentais que c’était le moment parce que les autres souffraient encore plus que moi » dira-t-il, après une victoire très convaincante dans l’étape-reine, où jamais Fuglsang, Yates ou Majka ne l’ont mis en péril.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous