Incidents et forte affluence à la Côte: les vives réactions de plusieurs associations

Incidents et forte affluence à la Côte: les vives réactions de plusieurs associations

L’association des passagers TreinTramBus s’oppose à la proposition d’annuler les trains supplémentaires vers la côte. La SNCB et les passagers « n’ont pas la moindre responsabilité dans les émeutes de samedi dernier sur la plage de Blankenberge », affirme l’organisation dans un communiqué de presse lundi.

Anne Martens, gouverneur par intérim de la Flandre occidentale, a proposé de stopper l’offre de trains supplémentaires vers la Côte à partir du week-end prochain.

Les bourgmestres côtiers s’inquiètent de l’afflux important de visiteurs d’un jour et d’autres touristes dans leur commune. Les grandes foules ont provoqué plusieurs incidents le week-end dernier, notamment une bagarre massive à Blankenberge et des émeutes à Knokke-Heist.

TreinTramBus s’oppose à cette proposition lundi. « La SNCB est une entreprise de transport de masse », déclare Stefan Stynen, le président de TreinTramBus. « C’est la raison pour laquelle il est absurde d’interdire les trains supplémentaires vers la Côte. Avec les trains supplémentaires, la SNCB offre plus de sièges et permet de répartir les passagers de manière optimale ».

« Cela n’a pas de sens de se plaindre d’une part que les trains sont trop pleins et d’autre part d’exiger moins de trains », poursuit M. Stynen. « Au fait, il n’y a pas que des touristes dans ces trains, mais aussi des habitants et des travailleurs.

L’association des passagers déclare également qu’il est devenu de bon ton de remettre la cause de tous les problèmes liés à la Côte sur le dos de la SNCB et les passagers du train. « Cette stigmatisation des transports publics doit cesser de toute urgence. Le week-end dernier, les trois quarts des gens se sont rendus en voiture sur la côte, mais bizarrement, cela ne semble pas être un problème ».

Profilage

L’interdiction d’accès Blankenberge a mené à des contrôles policiers sur la route et dans les transports en commun. Des contrôles ciblés sur une certaine population, ce que dénonce Olivia Venet de la ligue des droits humains au JT de RTL Info. « Le profilage ethnique ou cibler des personnes en fonction de l’endroit où ils sont nés ou de l’âge qu’ils ont n’est pas une justification légale suffisante ». Elle invite d’ailleurs les personnes concernées à aller rapporter ces faits sur le site « policewatch ».

 
 
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