Bagarre à Blankenberge: un syndicat policier évoque «la racaille de Bruxelles»

Bagarre à Blankenberge: un syndicat policier évoque «la racaille de Bruxelles»
Belga

Les syndicats policiers SLFP et SNPS plaident mardi pour la mise en place à la Côte de la même approche qu’en festival. «A un festival, vous ne pouvez pas entrer avec un frigobox rempli de boissons fortement alcoolisées et des baffles. Ce devrait être pareil sur la plage», développe Vincent Houssin, vice-président du SLFP Police.

Les syndicats se disent inquiets et veulent agir contre la «racaille bruxelloise» qui sévit à la Côte et ailleurs. «La base est très en colère. Il faut prendre à bras-le-corps la violence contre les policiers», ajoute Carlo Medo, du NSPV-SNPS.

De nouvelles discussions ont lieu ce mardi au sujet de l’affluence en littoral et la commission Intérieur se réunit également à la Chambre.

Vincent Houssin espère que des mesures spécifiques seront prises. A commencer par des contrôles dans les gares, selon lui. «Certains appellent cela du profilage ethnique. Mais en réalité, nous identifions les fauteurs de trouble, ou les personnes connues de la police et ceux qui arrivent en grands groupes. Comme par hasard, ce sont des Bruxellois.»

Une approche comme en festival

Pour les syndicats, une approche de contrôles telle qu’en festivals peut fonctionner à la mer. «En festival, on trouve cela normal qu’on n’accepte pas de drogue, de musique et de boissons fortes. Et la police n’est pas accusée de profilage ethnique ou de restrictions de libertés.»

Carlo Medo est lui en faveur d’un système d’enregistrement avant un déplacement vers le littoral, avec une «sorte de papier» de confirmation, afin de pouvoir contrôler. «Ça me parait être une évidence en cette période», qui renvoie au formulaire obligatoire introduit pour les voyages en Belgique.

«Le gouvernement bruxellois doit coopérer »

Pour les syndicats, il serait encore préférable que les autorités bruxelloises agissent en amont. «Le gouvernement bruxellois doit coopérer. Or, il reste très silencieux», constate Vincent Houssin. «S’il y avait des hooligans anversois à Bruxelles, ils seraient les premiers à se faire entendre.»

Le vide-président du SLFP réclame un plan d’action à Bruxelles et pour les grandes villes, à la suite notamment des émeutes à Anderlecht.

Les deux représentants syndicaux souhaitent que la violence envers les policiers soit combattue. «Nous voulons la tolérance zéro promise.»

 
 
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