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Affluence à la Côte: «C’est la tâche des autorités locales de gérer cet espace», selon Pieter De Crem

Selon le ministre de l’Intérieur qui s’est exprimé en commission d’urgence, il y aurait eu plusieurs occasions manquées dans la gestion locale des événements de samedi.

Temps de lecture: 3 min

Le ministre de la Sécurité et de l’Intérieur Pieter De Crem a défendu mardi devant la commission de l’Intérieur de la Chambre la position du fédéral par rapport aux bagarres survenues samedi à Blankenberge et autres incidents lors de moments d’affluence à la Côte. « Il n’y a à aucun moment été fait état d’un manque d’effectifs policiers à déployer », a notamment souligné le ministre, égrenant les renforts fédéraux qui étaient disponibles et sont d’ailleurs intervenus samedi pour évacuer la plage et interpeller des suspects.

Comme chaque année, il y a pour les périodes d’affluence à la Côte un appui structurel de la police fédérale aux différentes zones de police locale (40 agents cette année), en plus d’une « réserve d’intervention déconcentrée » d’environ 40 personnes, qui « peut être appelée en renfort en cas d’attroupement, etc. », a rappelé Pieter De Crem. Ces différents renforts sont intervenus samedi à Blankenberge, pointe-t-il, rejetant l’idée suggérée par certains députés que les bourgmestres des communes côtières auraient été « abandonnés » par le fédéral.

Des mesures spécifiques, adaptées à la réalité locale

« Dans le cadre de la pandémie de Covid-19, les autorités locales ont demandé davantage d’autonomie, ce qu’elles ont reçu à l’issue du Conseil National de Sécurité du 23 juillet », souligne le ministre CD&V. L’idée était que les autorités locales puissent imaginer des mesures spécifiques, adaptées à la réalité locale, pour lutter efficacement contre la propagation du virus. A la Côte, les stations populaires en ont fait usage pour créer un système de réservation de plage.

« Il n’y a eu intervention que plusieurs heures plus tard »

Mais dans la gestion locale des évènements de samedi, il y a eu plusieurs occasions manquées, semble vouloir souligner Pieter De Crem. À Blankenberge spécifiquement, la plage « est très étroite, il y a peu de place en dehors des concessions privée à marée haute. C’est la tâche des autorités locales de gérer cet espace, de veiller à ce qu’il n’y ait pas trop de gens en fonction des marées ». « Selon mes informations, les premiers signaux de problèmes avec des jeunes sont arrivés vers 14h, il n’y a eu intervention que plusieurs heures plus tard », ajoute-t-il encore. Il enfonce finalement le clou : « des individus impliqués auraient pu être interpellés pour abus d’alcool, des frigoboxes remplis de spiritueux ont d’ailleurs été saisis, ou pour non-respect de l’interdiction de rassemblement ».

 

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7 Commentaires

  • Posté par Smyers Jean-pierre, mardi 11 août 2020, 17:02

    Quel festival exemplaire: "c'est pas moi, M'sieur, c'est l'autre". Quel courage!

  • Posté par Kabbedijk Irène, mardi 11 août 2020, 16:22

    Ce monsieur change d'avis plus vite qu'une girouette change de direction par vent en rafales mais sur ce coup-ci il faut bien lui donner raison. La bourgmestre ne connait apparemment pas le vieil adage : gouverner (même et surtout au niveau local) c'est prévoir.

  • Posté par Dupont Jean, mardi 11 août 2020, 14:39

    Papy facho le dit, alors c'est vrai.

  • Posté par Van Deuren Alain , mardi 11 août 2020, 14:37

    Si je lis et comprends bien, à marée haute il n'y a plus que de l'espace pour les plages privées ?

  • Posté par Biot Philippe, mardi 11 août 2020, 14:08

    Et toc! Nous y voilà.On en arrive, enfin, à regarder la responsabilité de chacun des intervenants....et le (ou la) Bourgmestre arrive en première ligne. Pieter pouvait aider. Il dit l'avoir fait. Mais ce n'était pas lui le "patron".

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