Paddock: «Je suis ravi de ne plus voir Marc Marquez», avoue Stéphane Mertens à propos du MotoGP

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Sans Marc Marquez, ce championnat n’est-il pas moins passionnant ?

Pas du tout ! C’est juste l’inverse. Personnellement, je suis ravi que le champion en titre ne soit pas là. Cela nous permet d’assister à des courses incroyables, de voir des talents éclore, des gens ressusciter. Franchement, je suis très emballé par ce début de saison.

Qu’est-ce qui vous bluffe particulièrement ?

Tant de choses et de pilotes ! Je ne suis toujours pas revenu de voir la KTM si compétitive. Elle était à la rue il n’y a pas si longtemps et là voilà qui devance les valeurs sûres du MotoGP. Pourquoi Brad Bindler était-il si performant dimanche à Brno ? Je suis incapable de répondre mais j’admire. Je pense qu’on a affaire à un nouveau talent incroyable. Même Aleix Espargaro, sur l’Aprilia, m’a épaté en terminant 10e. Ce type est drôlement fort. Je ne comprends pas que Honda ne l’ait pas engagé plus tôt. Ce sera amusant de le voir dans l’équipe de Marquez l’an prochain.

J.Godin

Vous parliez aussi de résurrection…

C’est le cas pour Zarco, très impressionnant au guidon d’une Ducati privée. Il y a un an, après le clash avec KTM, il n’était pas sûr de poursuivre en MotoGP. Il a atterri dans l’équipe Avintia et le voilà de nouveau brillant. Sa pole, à Brno, m’a fait chaud au cœur mais plus encore sa course où il a fini 3e. Alex Rins et la Suzuki reviennent de loin également. Il était blessé en début de saison. Valentino Rossi signe aussi de belles performances. Le « vétéran » termine 5e dimanche après une jolie 3e place à Jerez. Chapeau.

Certains affirment que l’usure des pneus joue un rôle déterminant…

Sans aucun doute. Mais cela n’explique pas tout. J’ai toujours pensé que la moto, surtout pratiquée à un tel degré de compétitivité, est un sport très cérébral. La psychologie joue un rôle important. Regardez Fabio Quartararo éblouissant lors des deux premiers rendez-vous et nettement moins fringant lors de la dernière course. Il suffit d’être un peu moins bien dans ses pompes, de ne pas être en symbiose avec sa machine et on perd le petit grain de folie qui permet de faire glisser la moto à pus de 200 km/h.

Votre avis sur les débutsde Barry Baltus en Moto3 ?

Très positif. Il est en progression constante. Il ne faut pas oublier qu’il prend le train en marche, il a nettement moins d’expérience que ses rivaux. Pour l’instant, il prend ses marques. Je suis persuadé qu’il a le potentiel pour terminer dans les points. À 16 ans, il est déjà très mature et donne l’impression d’avoir la tête sur les épaules. Après ? Faut voir… Le chemin est encore long.

 
 
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