Gasperini sur le cas Mbappé avant la Ligue des champions: «J’espère qu’il ne sera pas sur le terrain»

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Une demi-finale de Ligue des champions pour son cinquantenaire ? À trois matches d’un sacre européen inédit, le PSG débute son « Final 8 » en quarts contre l’Atalanta Bergame (21h00) mercredi à Lisbonne, avec l’envie féroce d’écrire l’histoire malgré plusieurs absents de marque.

Après la malédiction des huitièmes, Paris espère être plus fort que le manque de rythme et la série noire des blessures : de Marco Verratti, a priori forfait, à Kylian Mbappé, qui garde l’espoir de figurer sur le banc des remplaçants, même l’entraîneur Thomas Tuchel, blessé à un pied, n’y a pas échappé !

Réussir à se qualifier sans ses meilleures armes, cinq mois après l’ascenseur émotionnel des huitièmes contre Dortmund et l’incroyable paralysie des compétitions causée par le coronavirus, c’est pourtant l’immense défi qui attend les coéquipiers de Neymar à l’Estádio da Luz, 50 ans jour pour jour après la création officielle du Paris Saint-Germain le 12 août 1970.

Dans un match couperet, qui ne laisse pas le droit à l’erreur « un peu comme dans une Coupe du monde », le N.10 brésilien sera enfin au rendez-vous de son ambition : hisser le PSG, qui l’a recruté contre la somme record de 222 millions d’euros en 2017, sur le toit de l’Europe.

Le nouveau format de tournoi final (« Final 8 »), à huis clos et sous haute surveillance sanitaire, offre une opportunité unique au PSG et à ses propriétaires qataris de concrétiser huit saisons d’investissements faramineux. Et le PSG est à seulement trois matches de cette consécration historique.

Mbappé sur le banc ?

« C’est un titre très important, pas seulement pour les joueurs mais pour le club. Pour les supporters, cela représenterait quelque chose d’incroyable ! Je suis venu à Paris pour cette aventure, pour cet objectif », a confié dans un entretien à l’AFP Thiago Silva, capitaine du PSG.

Reste à d’abord éliminer Bergame, ville martyre de la pandémie de Covid-19 en Europe et équipe-surprise de la saison en Serie A, sans Verratti ni Mbappé, les deux partenaires favoris de « Ney ». « J’espère qu’il ne sera pas sur le terrain », a d’ailleurs avoué Gasperini, le T1 de l’Atalanta.

Si le métronome italien est resté à Paris pour soigner son mollet, le stage de trois jours à Faro a permis à « KM » de se remettre sur pied, en retrouvant l’entraînement collectif moins de trois semaines après sa blessure à la cheville.

De là pouvoir postuler pour une place de titulaire contre l’Atalanta ? Un dernier point sera fait lors de l’ultime entraînement mardi soir, mais aucun risque ne sera pris sachant qu’en cas de qualification pour les demies (le 18 août), Mbappé aurait encore six jours supplémentaires pour se remettre sur pied.

S’il en a la possibilité, Tuchel va davantage miser sur une entrée en jeu de son prodige français en cours de partie dans un système de jeu en 4-3-3 plus prudent, où Pablo Sarabia fait figure de favori pour accompagner Neymar et Mauro Icardi en attaque.

Reste que la ligne offensive parisienne inquiète depuis la reprise avec seulement un but inscrit en 210 minutes de compétition, et qu’elle sera également privée d’Angel Di Maria, suspendu.

Bergame sans deux cadres

Pour contenir l’intense pressing des Italiens sans Verratti, l’animateur du milieu de terrain, le technicien allemand envisage d’aligner un solide trident autour du défenseur Marquinhos, repositionné au poste de sentinelle.

Car l’Atalanta de Gian Piero Gasperini s’est imposée comme l’une des « machines à buts » les plus redoutées du continent avec notamment 98 buts inscrits en Championnat d’Italie, terminé à la 3e place.

Comme Paris, Bergame devra toutefois se passer de deux cadres : le gardien Pierluigi Gollini et surtout l’attaquant Josip Ilicic, auteur de 20 buts cette saison, dont un mémorable quadruplé en 8e de finale retour à Valence.

Sans le joueur le plus talentueux de l’effectif, le club italien a cependant d’autres atouts pour créer la surprise face à l’un des favoris du tournoi.

Du créatif capitaine « Papu » Gomez au puissant avant-centre Duvan Zapata, sans oublier Ruslan Malinovskyi, Mario Pasalic et Luis Muriel, tous rêvent de briller aux yeux du monde entier pour rendre hommage aux 17.000 victimes du Covid-19 en Lombardie.

Tomber en ouverture du « Final 8 » le jour de son 50e anniversaire ou lancer une formidable aventure de deux semaines : Paris a un rendez-vous à ne pas manquer avec son histoire.

 
 
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