Les syndicats inquiets pour le personnel de la filiale belge de Getronics

Cette société spécialisée dans l'informatique connaît des difficultés à l'échelle mondiale. En juillet, l'ensemble a été repris par un fonds d'investissement britannique, GHS, à l'exception de l'entité belgo-luxembourgeoise dont le siège est établi à Diegem.

La direction de Getronics BeLux a alors présenté aux syndicats "un plan comprenant des départs volontaires encouragés par le paiement de la moitié du préavis légal, complété par des transferts hypothétiques de travailleurs vers d'autres sociétés, ainsi que des réductions salariales allant jusqu'à 15% pour le personnel restant", explique la CNE dans un communiqué.

Selon les syndicats, la direction a précisé que "sans plan de cet ordre, elle se verrait contrainte de déclarer la faillite".

Les représentants des travailleurs ont fait parvenir lundi à la direction une alternative légale et crédible à "ce plan imbuvable": "le respect de la loi Renault pour veiller à ce que l'intention de liquider une part importante du personnel ne détruise pas le business à terme, et la négociation d'un plan social comprenant au minimum les droits légaux des travailleurs en cas de licenciement".

Les syndicats attendent une réponse de la direction, mais ne se font guère d'illusion étant donné que la direction a déjà communiqué, "de manière unilatérale", ses intentions aux travailleurs.

Une demande de conciliation va être introduite auprès de la Commission Paritaire 200 pour tenter de restaurer une forme de dialogue social, précise la CNE. "Les travailleurs ne manqueront pas d'exprimer leur colère dans les prochains jours", prédit-elle.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous