Accueil Opinions Chroniques Vous avez de ces mots

«Vous avez de ces mots»: quand Littré dézinguait le «Dictionnaire» de l’Académie

Lorsque le docteur Littré s’invite au chevet de l’Académie, son diagnostic est sans appel…

Article réservé aux abonnés
Chroniqueur Temps de lecture: 5 min

La parution du Dictionnaire de l’Académie, en 1694, met de nombreuses pendules à l’heure du Quai Conti. Désormais, il devient inconvenant de publier en France un ouvrage traitant de la langue française sans faire acte d’allégeance – assumé ou feint – à cette bible. Cette soumission est d’actualité durant tout le XVIIIe siècle, pendant lequel l’Académie a publié le plus grand nombre d’éditions de son Dictionnaire, entre 1718 (2e édition) et 1798 (5e édition). Cette déférence va être battue en brèche au XIXe siècle, celui qui a vu la naissance de la lexicographie française moderne, incarnée par Emile Littré et Pierre Larousse.

Cet article est réservé aux abonnés

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

J'en profite

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

9 Commentaires

  • Posté par Ménart Michelle, lundi 8 février 2021, 18:06

    Cher Monsieur Francard, Quel est le genre de "l'atomium" ? Merci à vous !

  • Posté par Marlier Jacques, vendredi 14 août 2020, 20:35

    La dernière bêtise de l'Académie, selon moi, c'est de vouloir imposer la féminisation du nouveau mot "Covid". Covid est une abréviation anglaise pour "coronavirus disease 2019". La traduction française peut être "maladie due au coronavirus apparue en 2019". L'Académie veut dès lors rappeler qu'un sigle doit en principe avoir le même genre que l'expression qu'il abrège. "Maladie" est féminin, donc "Covid" doit être féminin. Sauf que dans "Covid", le mot disease, outre qu'il est neutre en anglais, ne doit pas obligatoirement se traduire par "maladie". Il n'y a donc pas de raison d'imposer le féminin à "Covid". Il faudrait d'abord officialiser une traduction féminine, puis en établir un sigle adapté OU laisser aux francophones le choix entre le féminin et le masculin pour désigner un signe anglais et ne trancher définitivement que quand la francophonie se sera prononcée de façon largement majoritaire en faveur de l'un ou l'autre genre. Considérez OTAN (Organisation du Traité Atlantique Nord) et son équivalent anglais NATO. OK pour dire que l'OTAN est déçuE ou furieuSE (... de telle ou telle situation). Mais pourquoi faudrait-il obligatoirement parler de "la" NATO?

  • Posté par Rahier Pierre, mardi 18 août 2020, 15:22

    En français, on parle de l'OTAN, pas de la NATO... Quant à la covid, l'Académie a rappelé la règle. Si elle vous gêne, cette règle, me ne frego,comme disent les Italiens, a propos de cette "organizzazione", qu'ils nomment régulièrement la NATO.

  • Posté par Coets Jean-jacques, dimanche 16 août 2020, 19:31

    Je vous trouve bien dur avec cette "vieille dame", pour une fois qu'elle dit quelque chose... ! Soyons de bons comptes, ce sont les Canadiens qui ont (sou)levé le lièvre. Habitués comme ils le sont à tout traduire, quelqu'un a immédiatement flairé le faux-pas. En effet, "disease" se traduit 99/100 par maladie, et donc cet acronyme désigne un nom féminin et requiert l'article féminin. C'est exactement ce qu'il se passe avec les noms des étoiles, des astéroïdes... On dira bien Kepler-196 est située... parce que c'est une étoile ! On dira aussi le H1N1 car du sous-type d'un virus (2x masculin) et non pas la H1N1 car ce n'est pas la maladie "grippe" qui est désignée ainsi. L'Académie ici s'est contentée de rappeler la règle face à la surprise des journalistes français, surtout parisiens, qui ne peuvent imaginer que les Québécois auraient ne fût-ce qu'une fois raison ! Maintenant, oui, nous restons libres d'utiliser un ou une, le ou la, je vous le concède bien volontiers. A l'époque de ce rappel, plusieurs étudiants m'ont demandé mon avis. J'ai estimé que la "vieille dame" avait bien fait de sortir de son auto-confinement pour rappeler la règle mais que l'on pourrait faire comme on veut ! Finalement, j'aimerais autant ne pas laisser l'usage décider car celui-ci prend des années pour se fixer et demeure très fluctuant... et j'aimerais bien que l'on puisse arrêter de parler de cette "peste" avant 2030 ou 2040 !

  • Posté par Debrabander Jean, vendredi 14 août 2020, 6:52

    Bientôt un article sur le F.E.W ?

Plus de commentaires

Aussi en Vous avez de ces mots...

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs