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Droit des femmes en Egypte: le «deux poids, deux mesures» de la justice

Condamnées à deux ans de prison pour des vidéos de danse, le procès en appel de deux utilisatrices de l’application TikTok doit s’ouvrir ce lundi. En pleine vague de dénonciations #Metoo, les parlementaires égyptiens ont validé un texte pour protéger l’anonymat des victimes d’agressions sexuelles.

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A seulement 20 ans, Haneen Hossam cumule plus d’un million d’abonnés sur l’application chinoise TikTok. Ses courts clips de danse ont fait de cette étudiante cairote une star des réseaux sociaux en Egypte, et la première d’une série d’arrestations à l’encontre des utilisatrices de cette plateforme de partage de vidéos.

Accusées d’« atteinte aux valeurs familiales », Haneen Hossam et Mawada al-Adham, 22 ans et plus de trois millions d’abonnés sur TikTok, ont écopé, fin juillet, de deux ans de prison et 16.000 euros d’amende chacune. Cette condamnation est inédite depuis l’introduction de ce délit par le vote d’une loi contre la cybercriminalité en 2018. Leur procès en appel doit s’ouvrir ce lundi. « La loi ne donne aucune définition de ces valeurs familiales et laisse à des juges conservateurs une liberté totale d’interprétation, » s’insurge Makarios Lahzy, l’un des avocats de Haneen Hossam.

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