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«Au placard les querelles stériles et les petits intérêts»: les réactions politiques après l’abandon des préformateurs

Certains présidents de partis ont réagi, alors que le chef de l’État tient la démission de Paul Magnette et Bart De Wever en délibéré.

Temps de lecture: 2 min

Le chef de l’État tient depuis lundi midi la démission des préformateurs Paul Magnette (PS) et Bart De Wever (N-VA) en délibéré. Le patron de la N-VA s’est livré dans une vidéo postée sur les réseaux en milieu d’après-midi. Il confie son agacement face à ceux qui « torpillent les solutions » et appelle à « stopper le carrousel des discussions gouvernementales ». « Les affaires courantes sont devenues la norme au fédéral, cela doit s’arrêter. »

Le Roi a entamé aujourd’hui un nouveau cycle de consultations avec les présidents de parti qui ont participé jusqu’à présent aux négociations gouvernementales. À son arrivée au Palais, Conner Rousseau a souligné que d’énormes efforts, sacrifices et concessions avaient été faits ces dernières semaines.

« Il serait dommage de repartir à zéro. Vous ne pourrez pas expliquer cela aux gens ». Le président du SP.A a fait remarquer qu’en fin de compte, le PS et la N-VA ont réussi à se réunir à la table des négociations. Il a donc appelé les autres partis à transcender leurs propres intérêts.

« Beaucoup d’efforts ont été faits. Il serait bon que nous puissions continuer sur cette base », a-t-il ajouté.

Joachim Coens n’a pas fait de déclaration à la presse avant son audience au Palais royal. « Le gouvernement a une tâche importante pour la relance de notre économie, avec un accent fort sur le renforcement du pouvoir d’achat, une fiscalité juste, des investissements dans les soins de santé et la transition vers une économie durable », a déclaré le président des chrétiens-démocrates flamands.

Pour Joachim Coens, il faut « continuer à travailler jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée (…) le gouvernement doit être organisé plus efficacement, le trajet budgétaire doit être crédible et, enfin, il faut se soucier des plus faibles », a-t-il également ajouté.

Après le CD&V, le SP.A et le CDH aujourd’hui, Philippe poursuivra ses consultations à 9h mardi matin par le président de l’Open VLD, Egbert Lachaert, suivi de son alter ego francophone, Georges-Louis Bouchez, à 10h, des coprésidents d’Ecolo, Jean-Marc Nollet et Rajae Maouane, à 11h, de la présidente de Groen, Meyrem Almaci, à 12h, et du président de Défi, François De Smet, à 13h.

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16 Commentaires

  • Posté par Lefebvre Michel, lundi 17 août 2020, 20:06

    Il est facile, comme le fait Mr De Wever de parler de dépasser les petits intérêts politiques quand, après avoir torpillé bien des projets qui ne convenait pas aux intérêts de SON parti il tente d'imposer un projet dont seul la NVA y trouve son compte. Car si on lit bien la note c'est bien un programme NVA ce projet, avec quelques graines laissées au PS. N'ouliez pas que le "plus grand parti de Belgique" ne représente que 16,66% des voix de cette même Belgique...

  • Posté par Biot Philippe, lundi 17 août 2020, 19:27

    Je ne vois pas comment former un gouvernement fédéral majoritaires sans, à la fois, les 25 voix de la N-VA et les 28 voix du PS/SPA (53 voix en tout).???sauf à embaquer les 18 voix du Belang et les 12 voix du PTB/PVDA (30 voix en tout). Si on compte seulement sur le CDH/CD&V + MR/VLD +Ecolo/Groen 59 voix. on est un peu court.

  • Posté par DOMINIQUE SCHOLLAERT, lundi 17 août 2020, 18:59

    Totalement ingouvernable... La classe politique se saborde...les conditions sont réunies pour l'émergence des extrémismes...bien triste...

  • Posté par Van Obberghen Paul, lundi 17 août 2020, 18:44

    Tous dénoncent les intérêts partisants à transcander, mais tous pratiquent le sport intensément. Quant aux sacrifices, on peut imaginer que la NVA en a fait au point de vue socio-économique pour attirer le PS à la table, mais sur le fondamental, la NVA n'en a pas fait: elle veut toujours le Confédéralisme, prélude à l'indépendance de la Flandre. Avec les socialistes et les chrétiens-démocrates, la NVA avait des clients potentiels pour un simili-confédéralisme qui ne dirait pas son nom. Les verts et les bleux disent : "Conderalisme no passaran". Combien de temps tiendront-ils avant que la NVA ne leur fasse une "offer they can't refuse"? Ils ont bien craqué lors de la précédente contre un refinancement rikiki de la Régon BXL et une vague promesse de communauté urbaine que tout le monde a oublié. Contre quoi craqueront-ils cette fois?

  • Posté par THIERRY SAYE, lundi 17 août 2020, 18:27

    Que leurs discussions "stériles" soient retransmises à la télé.. Et nous, citoyens, pourront apprécier le travail (ou pas) de chacun des protagonistes.. Fini de venir se lamenter sur les réseaux sociaux ou dans la presse..

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