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L’affaire Chovanec met à mal le sommet de la hiérarchie policière

Celle-ci ne peut expliquer comment elle a bien pu ignorer durant deux ans l’existence des images de la détention brutale de Jozef Chovanec à Charleroi Airport.

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 5 min

Dans la nuit du 23 au 24 février 2018, l’entrepreneur Jozef Chovanec (38 ans), de nationalité slovaque, s’est fait interpeller sur le tarmac de Charleroi en l’absence de titre d’embarcation, et ce alors qu’il s’apprêtait à prendre un avion à destination de son pays d’origine. Placé en cellule au sein de l’aéroport, il commença à présenter des signes de comportement instable et à se cogner le visage contre les murs de sa cellule. Il fut ensuite maîtrisé par 6 policiers. Durant cette intervention en cellule, une agente effectua explicitement un salut nazi, pendant que l’un de ses collègues était assis sur le corps du détenu en état de détresse physique. Jozef Chovanec, qui fit un arrêt cardiaque durant cet épisode, décédera quelques jours plus tard à l’hôpital, dans des circonstances que l’instruction judiciaire en cours doit encore éclairer.

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14 Commentaires

  • Posté par majot Jean-Pierre, vendredi 21 août 2020, 13:22

    Étrange. L'article publié vers 11.00 n'a pas tenu une heure. Il contenait les déclarations de l'avocat de la policière incriminée (du genre son bras droit s'est levé tout seul, c'était pour rire. Elle était trop jeune, mais elle regrette). C'était pourtant assez éclairant sur la mentalité corporatiste qui entoure cette affaire. Moralité : la police doit mieux former ses jeunes policiers à éviter les caméras.

  • Posté par Vigneron Gérard, dimanche 23 août 2020, 8:33

    Pour commencer, assurer une sélection des candidats avec sérieux et rigueur . OK bien les former et Iicenciement SEC dans des cas comme celui de cette jeune policière qui n' a plus sa place dans une administration de l' Etat

  • Posté par Biot Philippe, vendredi 21 août 2020, 11:58

    Nous ne connaissons pas tous les éléments de cette affaire. Il est donc inutile de vouloir porter un jugement. Il est évident que la justice doit intervenir. Il est évident qu'un vrai tribunal sera amené à juger. La loi, toute la loi, rien que la loi.

  • Posté par Jean Luc, vendredi 21 août 2020, 14:01

    Ah non? Quel élément y a-t-il à connaître de plus que le salut nazi d'une policière? Que la justice doive intervenir, c'est évident. Que le citoyen ait le droit de juger un comportement aussi abject, c'est évident aussi - et voici mon opinion : cette policière déshonore son métier ; poubelle.

  • Posté par Esgain Nicolas, vendredi 21 août 2020, 11:35

    1) Personnel assermenté + salut nazi = licenciement sec. Je vois pas de raison de tergiverser. 2) c’est un meurtre qui a été commis, voire un assassinat: non assistance à personne en danger, comportements violents intentionnels portant atteinte à l’intégrité physique. Ces policiers et leur chef doivent été virés séance tenante sans indemnités. Et j’espère qu’ils seront en plus condamnés sévèrement par la justice, ainsi que ceux qui ont couvert l’affaire.

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