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La poésie puissante de Reginald Dwayne Betts

« Coupable » dénonce la stigmatisation de la couleur de la peau.

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Responsable des "Livres du Soir" Temps de lecture: 2 min

A 16 ans, Reginald Dwayne Betts est arrêté pour tentative de vol d’une voiture à main armée. Il est considéré comme majeur et condamné à 9 ans de prison. Il passera 14 mois en cellule d’isolement. Pour son malheur. Et son bonheur : c’est là que quelqu’un lui glisse un livre, une anthologie de poètes noirs. Et il découvre un autre monde. Il lit, il réfléchit, il devient un poète, c’est-à-dire un témoin.

Il sort de prison en 2005, travaille dans une libraire, devient avocat, est nommé par Barack Obama dans une commission sur la réforme de la justice des mineurs. Il écrit, publie. Joue son rôle de témoin. De Shahid, comme il se nomme lui-même dans sa poésie. Témoin du monde, témoin surtout de ses zones d’ombre, témoin du poids des chiffres : 2,2 millions de prisonniers aux Etats-Unis, deux fois plus de Noires que de Blanches, six fois plus de Noirs que de Blancs, 50.000 enfants derrière les barreaux, il y a davantage aujourd’hui d’Afro-Américains sous supervision pénale que d’esclaves dans les années 1850.

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