La CEDH saisie par l’entourage de Navalny pour obtenir son transfert en Allemagne

Alexei Navalny
Alexei Navalny - Reuters

L’entourage de l’opposant russe Alexeï Navalny, hospitalisé en réanimation en Sibérie après avoir été victime d’un « empoisonnement » selon ses proches, a saisi vendredi la CEDH pour obtenir des autorités russes l’autorisation de le transférer en Allemagne, a-t-on appris auprès de la Cour. L’entourage « demande que la Cour invite le gouvernement russe à autoriser M. Navalny à être transporté en Allemagne pour y être soigné », a-t-on déclaré de même source, précisant que l’affaire « sera examinée dans les tout prochains jours ».

La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), qui siège à Strasbourg, a été saisie au titre de l’article 39 de son règlement qui lui permet de prendre des mesures d’urgence lorsque l’intégrité physique d’un requérant est menacée.

Alexeï Navalny se rendait de Tomsk, en Sibérie, à Moscou en avion quand il a fait un malaise. L’appareil a dû faire un atterrissage d’urgence à Omsk, en Sibérie occidentale. L’opposant y a été admis à l’hôpital où, plongé dans un coma naturel, il a été placé en réanimation sous respiration artificielle. Ses partisans sont persuadés qu’il a été victime d’un « empoisonnement intentionnel » avec « quelque chose de mélangé à son thé ».

La France et l’Allemagne ont toutes deux offert jeudi « toute aide médicale », un avion médicalisé affrété depuis Berlin par une ONG ayant même rejoint Omsk dans la nuit pour tenter de ramener Alexeï Navalny en Allemagne. Mais les médecins, qui ont assuré qu’« aucun poison » n’avait été découvert dans son corps, ont estimé qu’il était intransportable, son état étant « instable ». Ce refus de transférer Alexeï Navalny à l’étranger a été dénoncé par ses proches comme une décision « politique » qui « menace la vie » de l’opposant.

Sa femme, Ioulia Navalnaïa, a demandé au président Vladimir Poutine d’autoriser son transfert, estimant réunies « toutes les possibilités pour le transport immédiat d’Alexeï sous la surveillance de médecins de haut niveau ».

 
 
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