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Vivaldi, Arc-en-ciel ou PS-N-VA: enfin l’heure du choix?

Le missionnaire royal, Egbert Lachaert, est poussé au choix par les autres partis. Plusieurs sont prêts pour la Vivaldi. Malgré l’enfer promis par la N-VA. En attendant, De Wever et Magnette justifient leurs négociations communes devant les militants. Le président du PS évoque des élections fin octobre-début novembre.

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Quatre cent cinquante-quatre jours après les élections de mai 2019, un vrai choix de coalition sera-t-il posé à la sortie du week-end ? C’est l’espoir du nouveau missionnaire royal, le libéral flamand Egbert Lachaert. Après un premier tour de table avec les partis démocratiques, il devrait avoir tranché la question : la formule PS-N-VA est-elle définitivement morte, ce qui semble bien être le cas (l’entrevue entre Lachaert et De Wever a duré dix minutes, glaciales, rapportent les médias flamands…) ? Et dans l’affirmative, les socialistes, les écologistes, les libéraux et les centristes sont-ils d’accord de négocier une coalition, baptisée Vivaldi ? Et si le CD&V refuse de se déscotcher de la N-VA comme il le fait depuis quinze mois, les autres sont-ils partants pour l’arc-en-ciel, qui serait très minoritaire du côté flamand ? Comme l’impression de rejouer une pièce déjà connue…

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18 Commentaires

  • Posté par Jules Vandeweyer, dimanche 23 août 2020, 10:45

    #Reginster Jean-luc. Il y a dans vos interventions quelques "erreurs" . L'attaque ad hominem sur Magnette qui aurait choisi de négocier le confédéralisme me paraît infondée: 1) il n'a pas choisi, il a été poussé par les médias et les autres partis, 2) il n'avait pas la main, le confédéralisme a été imposé par De Wever. Sur le choix des langues en Belgique en 1830: le français était alors ce que l'anglais est aujourd'hui: la langue de toutes les embassades, de tous les érudits, et ce depuis le Moyen-Age, car il a remplacé le latin (Dans tous les actes. Les récits de Marco-Polo, les mémoires de Casanova, ont été écrits en français; même les devises anglaise "Dieu et mon droit" et néerlandaise "Je maintiendrai" sont en français), cependant que le flamand était la langue des paysans (une étude a été réalisée par Brigitte Raskin "De Taalgrens", elle tire la même conclusion, ce n'est pas du mépris de la part des francophones. L'ABN a été créé pour pallier ce "défaut"). Bien entendu les revendications linguistiques et sociales flamandes étaient justifiées au départ. Quant au développement des 2 régions, rappelons qu'en 1900 la Belgique était la 2ème puissance économique mondiale, qu'elle a permis à la Flandre de se développer. Le déclin Wallon est dû à la fin du charbon et au manque de place: les industries se sont rapprochées d'Anvers (NB Dumont qui a ouvert les charbonnages du Limbourg était Liégeois). Aujourd'hui, les revendications flamandes ressemblent plutôt à celles de Margareth Thatcher: "I want my money back". Pas d'angélisme envers les nationalistes: renseignez-vous sur le "Ijzeren Rijn".

  • Posté par Roland Douhard, samedi 22 août 2020, 17:16

    Que le MR, Ecolo et Defi, côté francophone, arrêtent de terroriser l'opinion publique en brandissant le démantèlement de la Belgique en cas de régionalisation d'une série de compétences. L'actuel réforme de l'Etat a fait long feu. Elle ne fonctionne pas. Comment peut-on nier cela ? Dans tout autre pays rationnel et raisonnable, un tel dysfonctionnement - la gestion calamiteuse de la crise sanitaire n'est que l'aspect visible de l'iceberg - entraînerait une évaluation non livrée aux égos et appétits boursoufflés de présidents de partis forts en gueule mais faibles en courage. Celui-ci n'est pas dans leur ADN; car tout fait farine en Belgique à l'irresponsabilité. Visiblement, pour simplifier le système institutionnel belge, cela leur demanderait trop de sacrifices. Il est certain que doter le pays de quatre régions fortes, aux côtés d'un Etat fédéral qui gèrerait les compétences dites régaliennes, des régions aux compétences claires, au plus proches des citoyens, selon le bon principe de subsidiarité, tels des Länders allemands, cela dépasse apparemment leur capacité et volonté de transcender les intérêts particuliers d'une caste politicienne qui ne sert pas l'Etat, mais se sert sur la bête depuis trop longtemps. Combien de ministres et de gouvernements, de parlementaires et d'assemblées, de députés permanents et de conseils provinciaux (n'oublions pas les mandats communaux, de CPAS et intercommunaux) pour un territoire lilliputien et 11 millions d'habitants ? Simplifions nos institutions et ne parlons plus, pour effrayer sournoisement l'électeur, de confédéralisme - il n'en est pas question ici - mais de régionalisme accompli. Avec quatre niveaux de pouvoirs (européen, fédéral, régional et communal), cela suffit amplement à un pays démocratique moderne, dynamique et efficace. La Belgique d'aujourd'hui est un contre-modèle de modernité, de dynamisme et d'efficacité. Comment n'ont-ils pas honte de l'univers étriqué et médiocre dans lequel ils se gonflent chaque jour un peu plus de suffisance et d'insuffisance ?

  • Posté par LAMBERT André, dimanche 23 août 2020, 0:37

    Je partage aussi votre analyse. La hic, c'est d'aboutir à ce que la Région Bruxelles Capitale obtienne le statut de Région à part entière et ne soit plus soumise à une cogestion par les régions flamandes et wallonnes.

  • Posté par Trevisan Lucio, samedi 22 août 2020, 18:38

    Il y a longtemps que je partage votre avis. De plus, certains oublient qu'une majorité de flamands (parmi les 6,5 millions sur 11 millions d'habitants) votent pour des partis séparatistes ou tout au moins confédéralistes. Les wallons et les bruxellois doivent arrêter de nier l'évidence et de fermer les yeux. Il est temps de se prendre en main.

  • Posté par Reginster Jean-luc , samedi 22 août 2020, 17:51

    Sur le fond, je puis partager l'essentiel de vos convictions sur ce qu'il conviendrait de faire Mais, à moins que vous disposiez d'informations dont les journaux ne disposent pas, et leurs lecteurs non plus par conséquent, les prémisses de votre analyse ne tiennent pas compte de la réalité de ce qui était en jeu ces dernières semaines. Les partis Ecolo-Groen, Open VLD-MR et Défi se sont précisément opposés à la réforme institutionnelle mijotée par le duo BDW-Magnette parce que cette réforme organisait le démantèlement des compétences régaliennes actuellement aux mains de l'Etat fédéral soit la Justice, l'Intérieur et, selon certains, même la Défense. Dans le but clairement annoncé par BDW hier encore de préparer le terrain pour une Belgique confédérale en 2023. Les Verts, les Bleus et l'Amarante, dans une configuration plutôt inédite, ont refusé de souscrire à ce programme réclamant au contraire une démarche de modernité et d'efficacité telle que vous en décrivez le modèle. Il est donc un peu difficile de suivre l'ensemble de votre raisonnement.

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