Affaire Chovanec: «Mes clients n’ont rien à se reprocher», selon l’avocat des policiers

Affaire Chovanec: «Mes clients n’ont rien à se reprocher», selon l’avocat des policiers

La controverse entourant l’action policière musclée à l’aéroport de Charleroi dans laquelle Jozef Chovanec, un Slovaque de 38 ans a trouvé la mort est grande. Non seulement dans notre pays, mais aussi en Slovaquie. En effet, le gouvernement slovaque a réagi et s’est dit « choqué » par la « cruauté » des agents belges impliqués.

VTM Nieuws a reçu d’autres images de l’arrestation. Hayat Karim, l’avocate de trois policiers soupçonnés d’être responsables de la mort de l’homme, déclare entre-temps que ses clients « n’ont rien à se reprocher » et qu’ « aucun élément ne montre pour l’instant qu’ils sont responsables » de la mort. Selon elle, l’intervention s’est déroulée « selon les règles », déclare-t-elle à HLN.

Les images montrent comment l’homme est maîtrisé par quatre policiers sur le tarmac, alors qu’il se débat lui-même avec acharnement. Juste avant cela, l’homme avait été éjecté de l’avion. « Je pense que nous étions au dixième ou douzième rang », témoigne le passager qui a fait les prises de vue. « Puis, tout à coup, un homme est arrivé et a semblé assez agressif. Il s’est juste posé au premier rang. Et juste après lui, il y avait deux intendants. Ils ont discuté et bavardé pendant 5 à 10 minutes, jusqu’à ce que cette personne retourne avec lui et descende de l’avion ».

Les images de l’action musclée de la police plus tard dans sa cellule n’ont été diffusées que cette semaine par Het Laatste Nieuws et ont suscité beaucoup d’indignation. Les images montrent comment la police de l’aéroport traite brutalement l’homme slovaque, tandis qu’une policière fait un salut hitlérien. Jozef Chovanec est mort quelques jours plus tard.

Mais l’avocat Hayat Karim résiste aux accusations selon lesquelles l’intervention de la police était beaucoup trop musclée. « L’affaire fait l’objet d’une enquête depuis deux ans. À ce jour, aucun élément ou preuve dans le dossier ne montre que mes trois clients (deux hommes et une femme, ndlr) vus sur la victime sont responsables de la mort de cette personne », a-t-elle déclaré.

Selon l’avocat, l’intervention s’est déroulée selon les règles. « M. Chovanec était un danger pour lui-même et pour les autres. Mes clients ont utilisé la violence de manière stricte et proportionnelle pour contrôler l’individu », a soutenu Karim. Selon elle, le tribunal a fait un travail sérieux dans cette affaire. « L’enquête a été très méticuleuse. Tous ceux qui devaient être entendus dans ce dossier l’ont été. Il faut cesser de dire que cette affaire n’est pas prise au sérieux ».

La famille de la victime, qui s’est portée partie civile, souhaite que l’enquête prenne davantage d’ampleur. « Il faut rappeler que la partie civile a demandé plusieurs actes d’instruction supplémentaires. Si le dossier avait montré un mauvais comportement de la part de mes clients, ils auraient certainement réagi d’une manière différente », affirme l’avocat des policiers.

Maître Karim demande que le procès ne se déroule pas dans les médias. « Le tribunal doit être autorisé à faire son travail. À ce jour, mes clients sont toujours des agents et ne sont pas soumis à des mesures disciplinaires », rappelle-t-elle.

 
 
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