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«Nous serons redescendus à 400 infections par jour d’ici le 1er septembre», selon le Centre de crise (vidéo)

Pour le huitième jour d’affilée, les nouveaux cas positifs sont de moins en moins nombreux, mais restent au-dessus de la barre des 400 contaminations. « Ce qui reste un chiffre important », selon le Centre de crise.

Temps de lecture: 3 min

Le Centre de crise s’est présenté devant la presse ce lundi matin pour faire le point sur l’évolution de l’épidémie du coronavirus dans le pays. Comme d’habitude, Frédérique Jacobs a commencé par reprendre les chiffres des infections, hospitalisations et décès liés au virus.

Le nombre de nouvelles contaminations au Covid-19 a à nouveau baissé de 15 % entre le 14 et le 20 août par rapport à la période de sept jours qui précède, pour s’établir à une moyenne quotidienne de 493,3, ressort-il des derniers chiffres publiés lundi matin par Sciensano. Un recul similaire avait déjà été constaté dimanche.

La Belgique comptabilise désormais 81.936 contaminations au Covid-19, pour 81.468 dans le bilan de dimanche matin (+468). C’est le huitième jour d’affilée que les nouveaux cas positifs sont de moins en moins importants, passant sous la barre des 500.

« Cette baisse se maintient autour des 15 %, c’est évidemment moins que les 50 % nécessaires pour arriver à une moyenne de 100 nouvelles infections par jour. Cela signifie que quand les écoles ouvriront nous aurons encore 400 cas par jour, ce qui est un chiffre encore important. Nous travaillons ensemble pour descendre sous les 100 infections par jour d’ici le 1er septembre » a-t-elle précisé.

Bruxelles a dépassé Anvers en nombre de nouvelles infections par jour. À Anvers, la baisse se poursuit (diminution de 31 % par rapport à la semaine précédente). Au Limbourg, la situation se stabilise. Le nombre de nouvelles admissions à l’hôpital a diminué de 30 %.

« Il y a encore 9 décès par jour en moyenne. De nouvelles informations récoltées, plus précises, sur les causes des décès sont analysées, des chiffres plus précis seront donnés à la fin de la semaine. »

Situation favorable dans les maisons de repos

Dans les maisons de repos, Frédérique Jacobs estime que la situation est encore favorable pour l’instant en comparaison avec la première vague. Depuis le 22 juin, on rapporte des infections dans 43 % des centres de soins.

« On peut conclure que plus de la moitié des centres n’ont aucun cas d’infection. Mais l’on constate une augmentation de personnes contaminées dans les maisons de repos depuis fin juillet. Nous avons pu identifier 28 foyers dans les maisons de repos, la plupart à Bruxelles. Les maisons de repos réussissent mieux à empêcher l’entrée du virus que lors de la première vague, mais la vigilance reste de mise. Il est important d’organiser les visites de manière sûre. »

Antoine Iseux, porte-parole interfédéral rappelle de son côté qu’il faut respecter la bulle de contacts rapprochés, et que de nombreuses contaminations ont lieu à la maison. « En maintenant nos distances, en limitant nos contacts à notre bulle, nous bloquons le virus dans sa propagation. Et c’est pourquoi le dernier Conseil national de sécurité a décidé de conserver le principe de bulle rapprochée. Les contacts sociaux avec des personnes qui n’appartiennent pas à notre bulle sont possibles, mais en respectant les distances de sécurité et à dix personnes maximum. »

Ce lundi, une des mesures prises lors du dernier CNS est entrée en vigueur : il est possible depuis ce matin de faire ses courses dans les magasins sans limite de temps et à deux. « Si la personne qui vous accompagne ne fait pas partie de votre foyer ou votre bulle sociale, la distance de 1.5mètre doit être respectée » a prévenu Antoine Iseux.

Le scientifique a rappelé les règles générales dans les commerces : le port du masque et le respect des distances de sécurité, en particulier dans les files.

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20 Commentaires

  • Posté par Raspe Eric, lundi 24 août 2020, 20:14

    Pour expliquer le choix de la méthode de test, il est utile de consulter le document explicatif de l'UCL (https://www.louvainmedical.be/sites/default/files/content/article/pdf/yombijc_1.pdf). Je cite : "Selon l’un des traditionnels postulats de Koch, l’isolation et la culture du pathogène en laboratoire à partir d’un échantillon d’organe malade est le «gold standard» du diagnostic d’une maladie infectieuse. Toutefois, cette méthode de détection est lente et nécessite un équipement et des techniques de culture spécifiques qui sont limitées à certains types de laboratoires (niveau de sécurité élevée: L3 et L4). Face à cette pandémie, sur le terrain, une technique plus rapide et plus accessible était indispensable pour identifier, isoler et traiter sans tarder les patients atteints. L’alternative, devenant l’examen de choix pour le diagnostic, est la recherche directe de l’ARN viral par PCR (Polymerase Chain reaction)." Un autre problème lié à l'utilisation du test par culture du pathogène est qu'il faut le maintenir vivant ou infectieux entre le prélèvement et le test sous peine de faux négatifs. Cette technique, utile pour l'exploration scientifique de la maladie ne requiert-elle pas une logistique plus coûteuse que le test PCR? Certes, la PCR positive n'indique pas toujours un état infectieux mais le fait très souvent au moment clé de l'infection (quelques jours avant l'apparition des symptômes et au début de celui-ci). Ceci explique-t-il pas pourquoi ce test est le seul recommandé? Quand un écossais monte un arbre, il doit s'assurer d'avoir mis son caleçon.

  • Posté par Coulon Michel, lundi 24 août 2020, 19:19

    pour atteindre 100 il fallait réagir beaucoup plus fort pour anvers et bxl avec plus que des "mesurettes" anvers et bxl, situées en angleterre , en italie ou en allemagne auraient fait l'objet d'un reconfinement partiel qui aurait fait baisser le taux de contamination plus vite la france va probabement faire pareil avec les bouches du rhone qui sont au niveau de BXL actuellement

  • Posté par P AR, lundi 24 août 2020, 15:58

    Le taux de positivité est à la baisse , ce qui est un bon signe. Un test PCR positif ne veut pas dire infectieux , contaminé. Je cite Swissmedic , institut suisse chargé de surveiller le marché des produits thérapeutiques en Suisse : "La PCR est une méthode permettant d'amplifier in vitro les acides nucléiques (ADN ou ARN) présents dans un échantillon et de les mettre ensuite en évidence avec des systèmes de détection appropriés. Cependant la détection de l'acide nucléique ne fournit aucune information sur la présence d'un agent pathogène INFECTIEUX. Cela ne peut se faire que par la détection et la multiplication des virus en culture cellulaire". Plus on teste , plus on trouve. En septembre , il y aura en principe beaucoup moins de retours de vacances , ce qui devrait faire diminuer le nombre de tests et aussi le taux de positivité (si on suppose que plus on a fréquenté de personnes , plus le risque d'être testé positif est élevé).

  • Posté par Savonet Eric, lundi 24 août 2020, 14:19

    Ce titre est inutilement anxiogène car cet "objectif" est impossible comme le signale Monsieur Counasse.

  • Posté par Savonet Eric, lundi 24 août 2020, 14:21

    La version modifiée est beaucoup plus réaliste car "raisonnable", merci.

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