Accueil Sports Sports moteurs Formule 1

Paddock: Pierre Genon, le Raidillon depuis le Warwickshire

L’ingénieur hutois occupe un poste important chez Renault F1 Team.

Temps de lecture: 2 min

Non, Pierre Genon ne respirera pas l’air de la campagne ardennaise ce week-end. Pas plus qu’il ne se rendra à Monza ou au Mugello dans les prochaines semaines. C’est depuis l’Angleterre, où est basée l’écurie Renault F1 (le constructeur français a racheté les installations de Lotus en 2015) que notre compatriote exerce son métier d’ingénieur. Responsable des systèmes de performances, du développement de pièces maîtresses telles que la suspension, la direction et les freins sur les monoplaces de Daniel Ricciardo et Esteban Ocon, il est aussi en charge des outils de simulation. Une lourde tâche qui ne lui laisse guère de temps libre même s’il sacrifie rarement des heures à voyager sur les Grands Prix.

Vendredi, jour décisif

« Chaque équipe est tenue d’envoyer 60 personnes maximum sur les courses pour s’occuper de la technique », rappelle Pierre Genon. « La période particulière que nous vivons permet de ne pas expédier le maximum de personnel sur place. »

Chez Renault comme dans les autres équipes, une cellule d’ingénieurs travaille depuis les installations anglaises sur chaque Grand Prix. Comme le fameux « Mission Control » de la NASA dans le programme Apollo (c’est d’ailleurs le nom que les gens de McLaren ont donné à ce service), l’écurie franco-britannique possède une « Operation Room » où se réunissent une poignée de techniciens aux mêmes heures que leurs collègues qui sont dans les stands.

« Sur le plan technique, le vendredi relève de la plus haute importante », souligne le Belge. « C’est sur base des essais libres que les choix de réglages les plus importants sont pris. Le groupe que je dirige est représenté par 8 des 24 ingénieurs. Chacun, dans son domaine, doit pouvoir répondre aux questions de son binôme dans les stands. Bien sûr, nous sommes équipés d’excellents moyens de communication et nous avons accès aux mêmes données informatiques que les gens sur place. Comme la grande majorité des Grands Prix se font en Europe cette année, il n’y a pas de décalage horaire. Mais quand les F1 se retrouvent à Suzuka, nous nous adaptons à l’heure japonaise. Ainsi, les ingénieurs entrent dans l’« Operation Room » à 23h00 et en ressortent le lendemain à 10h00 du matin. »

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

0 Commentaire

Aussi en Formule 1

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

F1, les résultats et classements Découvrez le programme du jour et le calendrier de la saison

Résultats et classements
SoSoir Voir les articles de SoSoir