Vitesse sur le ring, école obligatoire, chèques-repas: tout ce qui change au 1er septembre

Vitesse sur le ring, école obligatoire, chèques-repas: tout ce qui change au 1er septembre
Belga

Concernant la mobilité

Premier grand domaine de changement, la mobilité. Plusieurs mesures entrant en vigueur le 1er viendront chambouler les habitudes des Belges concernant la manière dont ils se déplacent.

Ainsi, à partir du 1er septembre, la Wallonie connaîtra le début de la modernisation de ses panneaux de signalisation routière. Principal concerné, celui indiquant les échangeurs. Actuellement en orange sur fond vert, ce dernier est appelé à se modifier, calquant le modèle français ou luxembourgeois, c’est-à-dire noir sur fond blanc. Les marquages au sol sont quant à eux appelés à se multiplier, notamment dans les zones de rencontres entre piétons et automobilistes.

Concernant le Ring de Bruxelles cette fois, la vitesse y sera réduite de 120 à 100 km/h au premier septembre. Prise dans le cadre du plan flamand Énergie-Climat 2021-2030, la mesure est appelée à s’appliquer dans toutes les parties du Ring gérées par les Régions flamande et bruxelloise, ainsi que sur les routes parallèles à hauteur des entrées et des sorties du Ring.

Enfin, toujours à Bruxelles, les mesures prises dans la zone du Pentagone et visant à faciliter le déconfinement et éviter des contacts trop rapprochés entre les utilisateurs « faibles », c’est-à-dire les piétons et les cyclistes, vont là aussi évoluer. Sur les grands axes du Pentagone, la vitesse sera maintenant augmentée à 30 km/h, contre 20 jusqu’à maintenant. Cette régulation concerne notamment les axes pénétrants vers le centre, ainsi que les voies empruntées par les trams et bus.

Concernant la consommation

Cette date du 1er septembre voit la mise en application de la règle rendant utilisable les chèques-repas uniquement pour les biens alimentaires. Le groupe Colruyt a ainsi annoncé que la période où l’on pouvait payer l’entièreté de son caddie avec des chèques-repas est révolue. La différence entre les deux types de produits, alimentaires ou non, sera dorénavant instaurée et faite automatiquement en caisse. Le groupe Delhaize lui a également emboîté le pas.

Concernant la société

Parmi les mesures appelées à entrer en vigueur le 1er, celle visant à rendre l’école obligatoire dès 5 ans en fédération Wallonie-Bruxelles est sans doute la plus marquante dans le quotidien des Belges. À partir de cette date, tous les enfants âgés de cinq ans auront obligation d’être inscrits en 3e maternelle. La fédération Wallonie-Bruxelles adopte cette mesure après la Flandre, en conformité avec une proposition de loi adoptée l’année dernière. Actuellement, déjà 97 % des enfants de 5 ans sont inscrits à l’école.

À partir du 1er septembre également, l’accès à l’aide juridique de deuxième ligne est élargi, suite à l’augmentation des plafonds de revenus applicables en la matière. Cette mesure fait suite à l’adoption d’une proposition de loi portée par Ecolo-Groen et le PS. Concrètement, la proposition prévoit d’augmenter le seuil d’accès à l’aide juridique progressivement chaque année. En trois ans, le seuil de revenus mensuels passera dès lors progressivement de 1.026 euros net à 1.526 euros en 2023 pour un isolé. Le montant déduit des revenus par personne à charge, généralement les enfants, est quant à lui augmenté à 20 % du revenu d’intégration sociale (au lieu de 15 % actuellement).

Enfin, le 1er septembre marque une petite révolution pour les aidants proches. Ces derniers pourront obtenir un statut officiel via leur caisse d’assurance maladie. De plus, un nouveau congé thématique leur sera accessible à cette date. Les aidants proches sont des parents, enfants, conjoints ou proches qui se dévouent pour une personne malade ou handicapée en situation de grande dépendance. Plus de 600.000 personnes seraient dans ce cas de figure en Belgique. Pour obtenir un tel statut, l’aidant proche devra introduire une demande de reconnaissance auprès de sa mutualité au travers d’une déclaration sur l’honneur. L’aidant en question doit avoir développé une relation de confiance ou de proximité, affective ou géographique, avec la personne aidée. Il doit par ailleurs exercer son soutien et son aide à des fins non professionnelles, gratuitement et avec le concours d’au moins un intervenant professionnel, tout en tenant compte du projet de vie de la personne aidée.

 
 
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