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Coronavirus: selon une étude, la règle du mètre de distance est trop rigide

Pour des experts de l’Université d’Oxford et du MIT, la règle des 1 ou 2 mètres de distanciation physique pour se protéger du coronavirus est obsolète.

Temps de lecture: 2 min

La règle des 1 ou 2 mètres de distanciation physique pour se protéger du Covid-19 est obsolète et il faut plutôt adapter les mesures à la situation, selon la ventilation des lieux ou le fait qu’on y parle plus ou moins fort, juge une étude de l’Université d’Oxford (Royaume-Uni) et du MIT (Massachusetts Institute of Technology, aux Etats-Unis).

«La distanciation physique ne doit être vue que comme l’un des pans d’une approche de santé publique plus large», écrivent les auteurs de ces travaux publiés cette semaine par la revue médicale BMJ.

Selon eux, il faut prendre en compte un ensemble de facteurs pour déterminer si la distance d’un ou deux mètres conseillée par les autorités sanitaires est suffisante, insuffisante, voire superflue dans les situations les moins à risque.

Ces facteurs sont la ventilation et la densité d’occupation des lieux, le temps d’exposition, le port ou non du masque ou encore le niveau sonore auquel parlent les personnes présentes (plus il est élevé, plus elles expulsent loin des gouttelettes salivaires potentiellement chargées en virus).

«Plutôt qu’une règle de distanciation physique unique et rigide, nous proposons des recommandations graduées qui reflètent mieux la combinaison des multiples facteurs déterminant le risque», poursuivent ces experts de l’Université d’Oxford et du MIT.

Par exemple, dans un endroit bien ventilé où la densité de population est élevée, le risque est faible si les gens portent un masque, parlent sans crier et restent sur les lieux peu longtemps. Le risque augmente en revanche si les personnes crient ou chantent (même avec un masque et même sur une courte période). Et il devient élevé si elles n’ont pas de masque. Selon ce tableau, la mauvaise ventilation d’un endroit clos est un facteur de risque majeur, masque ou pas.

 

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18 Commentaires

  • Posté par Bernard Istasse, samedi 29 août 2020, 0:08

    Y EN A MARRE ! Nos (?) "experts" gouvernementaux sont ou des girouettes ou des tourneboulés à 360 degrés. Que ces laborantins se confinent ad vitam aeternam dans leur laboratoire.

  • Posté par Peeters P, vendredi 28 août 2020, 22:59

    la mauvaise ventilation d’un endroit clos est un facteur de risque majeur, masque ou pas. Et pourquoi doit on porter un masque (muselière) en plein air où la ventilation est optimale, débilité profonde et injustifiée d'après plusieurs études d'ailleurs.

  • Posté par MAESEN Jean-Luc, samedi 29 août 2020, 10:22

    Je vous propose aussi de considérer la phrase "en entier" et "non sortie de son contexte" : [Par exemple, dans un endroit bien ventilé où la densité de population est élevée, le risque est faible si les gens portent un masque, parlent sans crier et restent sur les lieux peu longtemps. Le risque augmente en revanche si les personnes crient ou chantent (même avec un masque et même sur une courte période). Et il devient élevé si elles n’ont pas de masque. Selon ce tableau, la mauvaise ventilation d’un endroit clos est un facteur de risque majeur, masque ou pas.]

  • Posté par MAESEN Jean-Luc, samedi 29 août 2020, 10:13

    Ne pas confondre "masque" et "muselière" SVP... Le premier est porté pour filtrer (plus ou moins efficacement suivant le type de masque) les particules émises lors de la parole et de la respiration. La seconde est plutôt utilisée pour empêcher (les enragés surtout) de mordre...

  • Posté par P AR, vendredi 28 août 2020, 21:31

    Ce que l'on attend de nous c'est de fermer notre gueule , c'est clair.

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