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USA: manifestation anti-raciste sur fond de violences policières

Cinquante-sept ans après le discours de Martin Luther King et dans le sillage de nouvelles bavures policières, les Américains ont marché à Washington pour réclamer l’égalité.

Temps de lecture: 2 min

Entre écœurement et détermination, une foule de manifestants antiracistes s’est retrouvée vendredi au cœur de Washington pour réclamer la fin des violences policières contre la minorité noire après une série de bavures qui ont rouvert les plaies raciales de l’Amérique.

Cinquante-sept ans jour pour jour après l’emblématique discours du leader de la lutte pour les droits civiques Martin Luther King, « I have a dream », des dizaines de milliers de personnes ont marché à nouveau sur la capitale fédérale pour réclamer l’égalité entre tous.

« Nous sommes fatigués des promesses non tenues », a lancé le révérend Al Sharpton devant le mémorial érigé en l’honneur du président Abraham Lincoln qui a aboli l’esclavage il y a un siècle et demi. « Les vies noires comptent et nous ne nous arrêterons pas avant qu’elles comptent pour tout le monde ! », a-t-il ajouté.

Intitulée « Enlevez votre genou de nos cous », le mot d’ordre de la manifestation faisait référence à la mort de George Floyd, un quadragénaire noir asphyxié par un policier blanc le 25 mai à Minneapolis, dont le calvaire a déclenché un mouvement de protestation inédit depuis des décennies aux États-Unis.

Le père de Jacob Blake, grièvement blessé dimanche à Kenosha, dans le nord du pays, a lui fait scander « pas de justice, pas de paix », alors que l’agent qui a tiré sept balles dans le dos du père de famille n’a toujours pas été arrêté, ni inculpé. Dernier outrage, selon son père : le jeune homme de 29 ans est menotté à son lit d’hôpital alors qu’il a perdu l’usage de ses jambes.

Ce drame, le plus récent d’une longue série, a rallumé les braises de la contestation, et entraîné des manifestations émaillées de violences pendant trois nuits à Kenosha, où deux personnes ont été abattues apparemment par un jeune de 17 ans qui, armé d’un fusil d’assaut, s’était joint à des milices censées défendre les commerces locaux.

Les orateurs ont déploré le discours du président Donald Trump qui, depuis des semaines, insiste sur les violences commises en marge des manifestations sans un mot sur le fond des revendications des Afro-Américains.

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4 Commentaires

  • Posté par Bauduin Dominique, samedi 29 août 2020, 21:55

    Ce crime, ternit l'image de toute l'Amérique. Ce n'est plus un pays modèle à suivre, malheureusement! Et pour Trump, c'est du pain béni, qui fera oublier le Covid à son électorat! Manifestations, milices, débordement, c'est le terrain idéal pour que l'extrême droite se développe et grandisse...

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