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Affaire Chovanec: «J’ai uniquement commis une faute de communication», justifie Jan Jambon

L’ancien ministre de l’Intérieur N-VA a tenté de calmer la tempête médiatique suite à son inaction dans l’affaire Chovanec. S’il a menti, ce n’était pas volontaire. « Moi et mon cabinet n’avons pas commis d’erreur sur le fond. Une enquête judiciaire était en cours. »

Journaliste au service Politique Temps de lecture: 3 min

Jan Jambon (N-VA) avait convoqué la presse samedi après-midi dans son fief de Brasschaat, près d’Anvers. Le Premier flamand, de retour de vacances, entendait ainsi livrer sa vérité alors qu’il est au cœur d’une tempête médiatique depuis plusieurs jours. On reproche à l’ex-ministre de l’Intérieur sa gestion hasardeuse de l’affaire Chovanec, ce ressortissant slovaque mort après une intervention musclée à l’aéroport de Charleroi en 2018.

Jan Jambon explique avoir passé plusieurs jours à tenter de reconstituer les faits avec l’aide des collaborateurs de son cabinet de l’époque. Il a découvert qu’il avait effectivement été mis au courant de la mort de Chovanec. Mais que le dossier transmis par la police ne contenait aucune information supplémentaire : « Tout juste l’intervention était décrite comme assez difficile ». Il considère qu’il n’avait pas à se préoccuper davantage de la situation, précisément parce qu’une enquête avait été ouverte. Une manière de renvoyer la balle vers la police et vers Koen Geens (CD&V) qui lui est toujours en poste en tant que ministre de la Justice.

« Je jure que je ne me souvenais pas »

Main sur le cœur, il a ensuite reconnu avoir commis une faute en réagissant « trop vite » au micro de VTM, après la diffusion de l’intervention à Charleroi. Pour rappel, on entend des rires et une policière faire le salut nazi. « Ces images sont dégueulasses et je les ai réellement découvertes comme tout le monde. Mais je n’aurais pas dû dire que je ne savais rien de cette enquête. J’avais juste oublié. »

Jan Jambon a par ailleurs également confirmé qu’il avait bien rencontré l’ambassadeur de Slovaquie le 30 mai 2018. « Mais j’ai aussi totalement oublié. C’était une rencontre très courte. Je rencontrais énormément d’ambassadeurs à l’époque et, ce jour-là, j’étais pressé car je devais ensuite aller aux commémorations suite à l’attentat islamiste de Liège. »

Pas de démission

Bref, le ministre-président fait son mea culpa et tournera sept fois sa langue avant de parler aux médias. Pour le reste, il ne voit aucune raison de démissionner. « Moi et mon cabinet avons géré ce dossier comme il le fallait, au regard des informations dont nous disposions à l’époque. » Il assure avoir le soutien de ses partenaires du CD&V et du VLD pour rester en place.

La suite, ce sera mardi à la Chambre. Jan Jambon ira répéter sa version à des députés qui l’attendent de pieds fermes, avec encore beaucoup de questions…

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23 Commentaires

  • Posté par Trevisan Lucio, dimanche 30 août 2020, 12:40

    Jos Theys, vous défendez votre parti N-VA, soit ! Mais il ne faut pas nier l'évidence. Dans la vidéo, on voit un policier ou un médecin faire un massage cardiaque, donc cet homme était déjà "parti" dans la cellule. De deux, que votre ministre-président ait beaucoup de travail, de contacts, de cérémonies et de réunions, je n'en disconviens pas, mais ici il s'agit d'un incident majeur qui entraîne des concertations et une réunion avec l'ambassadeur de Slovaquie, il ne peut pas dire qu'il ne s'en souvient pas. II n'est pas du tout crédible. De trois, qu'on ne lui ait pas montré la vidéo du salut nazi, cela est fort possible, mais il doit, tout au moins son cabinet, se renseigner sur tous les aspects de cette affaire et demander à qui de droit ces informations, ne fut-ce que pour informer l'ambassadeur.

  • Posté par Theys Jos, dimanche 30 août 2020, 11:27

    JJ a très bien géré aux moments des attentats à Bruxelles et Zaventem. Il a été récompensé par l'électeur avec 167.000 voix de préférences. C'est la raison pour laquelle que tous le media Fl se mobilisent pour le couler avant les élections. Oui ça ira, ça ira, ça ira....! C'est vrai que le jour de la visite de l'ambassadeur, qui venait demander des renseignements qui n'étaient pas disponible ce jour là, Jambon a participé à une cérémonie à l'honneur de deux policiers mort par attentat à Liège. Il a oublié l'ambassadeur, c'est une faute grave

  • Posté par Maison Médicale , dimanche 30 août 2020, 10:59

    Il s'enfonce. Donc un ministre de l'Intérieur, qui apprend que des policiers ont tué un homme, estime qu'il ne doit pas se préoccuper de la situation.

  • Posté par Theys Jos, dimanche 30 août 2020, 11:41

    Pour autant qu'on en sait pour l'instant le voyageur enragé est mort à l'hôpital deux jours après l'intervention policière. Il faudra un bon vent qui jette le dossier médical dans le media.

  • Posté par ADAM Jean-Victor, dimanche 30 août 2020, 10:47

    Démission svp. Ontslag aub en snel.

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