Les militaires belges maintenus en rue jusqu’en octobre

Les militaires belges maintenus en rue jusqu’en octobre
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Le Conseil des ministres a décidé vendredi de maintenir jusque début octobre le déploiement de militaires dans les grandes villes dans le cadre de l’opération «Vigilant Guardian» (OVG) en renfort de la police fédérale, en dépit du souhait de la hiérarchie militaire - appuyée par le ministre de la Défense - de voir cet effort prendre fin en septembre dans un contexte d’effectifs réduits.

Du 3 septembre au 2 octobre

«L’appui de la Défense est maintenu à 550 militaires pour une période d’un mois, du 3 septembre au 2 octobre 2020. Ce nombre tient par ailleurs compte d’une capacité de réserve susceptible d’être immédiatement déployée», a précisé le gouvernement dans un communiqué publié samedi.

Sur proposition des ministres de la Sécurité et de l’Intérieur, Pieter De Crem (CD&V), et de la Défense, Philippe Goffin (MR), le conseil des ministres a approuvé le maintien du déploiement de militaires sur le terrain, dans le cadre du protocole d’accord relatif à l’appui de la Défense au service de police intégré en vue d’assurer des missions de surveillance, ajoute le texte.

Selon le gouvernement, l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (OCAM) a effectué une nouvelle analyse de la menace le 19 août. La menace est maintenue au niveau 2 (sur une échelle de quatre). «Un certain nombre de cibles potentielles sont en outre maintenues au niveau 3», précise le communiqué.

200 militaires déployés

Selon Philippe Goffin, le chiffre réel actuel est toutefois inférieur aux 550 autorisés. Il «tourne autour de 200 militaires déployés», auxquels il faut ajouter une réserve immédiatement disponible de 100 militaires, a-t-il expliqué au parlement.

Le nouveau chef de la Défense (Chod), l’amiral Michel Hofman, a affirmé espérer que les militaires pourront quitter au mois de septembre les rues des villes belges cinq ans et demi après le début d’OVG,

Depuis janvier 2015

Les militaires sont présents en rue ainsi qu’autour de sites nucléaires - mais uniquement encore en Flandre - depuis le 17 janvier 2015, à la suite de l’attentat contre l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo à Paris et du démantèlement d’une cellule djihadiste à Verviers.

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