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Affaire Chovanec: le Comité P sur la défensive

En réunion à huis clos, l’organe de contrôle de la police s’est défendu en expliquant avoir fait son job dans le dossier Chovanec. Certains élus lui reprochent un « manque de proactivité ».

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 3 min

En pleine tempête de l’affaire Chovanec, le président de la Chambre Patrick Dewael avait convoqué lundi après-midi une commission de suivi du Comité P exceptionnelle. Cette commission s’est tenue à huis clos, comme toujours. Mais selon plusieurs échos de cette réunion arrivés aux oreilles du Soir, la présidente du Comité permanent P était sur la défensive.

Kathleen Stinckens, devenue présidente de l’organe de contrôle de la police le 20 novembre 2018 (soit huit mois après la mort de Jozef Chovanec), a d’abord présenté une chronologie détaillée de l’affaire. Avant de défendre l’action du Comité P.

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6 Commentaires

  • Posté par elias jacques, mardi 1 septembre 2020, 12:26

    On nous avait dit "on vous a compris" après la marche blanche. Il il faut reconnaitre que régulièrement on voit que la collaboration entre les services ne fonctionne pas, chacun fait son petit boulot dans son coin en attendant la pension. On a fait un make-up en renommant la gendarmerie mais rien n'a fondamentalement changé.

  • Posté par Casier Etienne, mardi 1 septembre 2020, 10:08

    Je lis à l’article 33quinqies de la loi sur la fonction de police que toute personne qui fait l'objet d'une arrestation administrative a le droit à l'assistance médicale Art. 33quinquies. <Inséré par L 2007-04-25/38, art. 58; En vigueur : 18-05-2007> Toute personne qui fait l'objet d'une arrestation administrative a le droit à l'assistance médicale. Sans préjudice du droit prévu à l'alinéa premier, toute personne qui fait l'objet d'une arrestation administrative a le droit subsidiaire à un examen médical par un médecin de son choix. Les frais liés à cet examen sont à charge de l'intéressé. Je lis ensuite dans la même loi Art. 33septies. <Inséré par L 2007-04-25/38, art. 62; En vigueur : 18-05-2007> Le Roi détermine les modalités relatives à l'imputation des frais et à l'organisation pratique qui découlent de l'application des article s 33quinquies, alinéa 1er, et 33sexies. Malgré mes recherches je n’ai pas trouvé d’arrêté royal pris en exécution de l’article 33quinqies alinéa 1. Mes questions/ réflexions sont donc les suivantes 1) Pouvez-vous confirmer que l’arrêté royal n’a jamais été prévu et donc que l’organisation pratique de l’assistance médicale durant une arrestation administrative dépend donc du libre arbitre des policiers ? 2) Comment la police choisit-elle le médecin qui doit fournir l’assistance médicale ? 3) Dans quel délai ce médecin doit-il intervenir 4) Qu’est-ce qui garantit l’indépendance du médecin vis-à-vis de la police 5) Comment le médecin consigne-t-il ses constatations ? 6) Si ce médecin constate que la personne qui est en détention administrative a été victime de violence policière comment garantir que les constations soient communiqués à un tiers indépendant de la police (magistrat de garde, avocat, etc.) 7) Le médecin ne devrait-il pas être un médecin légiste. Mais bon tout le monde sait que l’exercice de la médecine légale – compétence ô combien importante – est le cadet des soucis du ministre de la justice.

  • Posté par Miguel Roch, mardi 1 septembre 2020, 12:24

    L'arrestation administrative est la compétence d'un officier de police administrative (généralement, un commissaire) et le bourgmestre de la commune en est informé. S'il y a le moindre doute sur l'état de santé de la personne arrêtée, la police appelle un médecin (ils ont des listes de médecins de garde) - ou le prévenu est amené chez un médecin (généralement via les urgences d'un hôpital). Cette procédure est appelée "vu et soigné". Le médecin rédige un certificat d'aptitude, lequel est ajouté en annexe au PV. Le médecin aurait du mal à constater des "violences policières" étant donné qu'il s'agirait de pures suppositions (les blessures ayant pu être causées par un tiers). Bref, le médecin doit juste s'assurer que la personne est en condition physique suffisante et n'a pas besoin de soins urgents. Dans le cas de l'affaire Chovanec, j'ai lu que le médecin lui a seulement parlé à travers la porte de sa cellule et ne l'a pas vraiment examiné. Il avait toutefois relevé que Mr. Chovanec avait des difficultés à s'exprimer et qu'il avait les pupilles dilatés. Quelques heures plus tard, Mr. Chovanec a fait ce qui semble être une crise de Syndrome de Délire Agité (SDA) et les policiers se sont alors acharnés sur lui, en l'étouffant alors qu'il était déjà menotté, enroulé sa tête dans une couverture tout en se moquant de cet homme qui avait surtout besoin de soins psychiatriques urgents. Le syndicat de police SLFP a d'ailleurs insisté, à plusieurs reprises, pour que le SDA soit enseigné dans les écoles de police afin de faire la distinction entre un SDA et un voyou qui se frappe lui même pour ensuite se faire passer pour une victime de "violences policières". Ce qui m'interpelle aussi c'est que c'est 4 policiers impliqués sont toujours en service. Même celle qui a fait le salut nazi a juste été déplacée dans un poste administratif. Aux USA, les 4 policiers qui sont intervenus sur Floyd ont été virés du jour en lendemain, mis en examen et écroués et ce, alors qu'ils intervenaient en rue, face à un individu drogué, porteur du virus chinois et connu pour être dangereux avec un lourd passé criminel. Mr Chovanec était un chef d'entreprise, non connu de la justice, absolument pas violent (d'après les témoignages de ses connaissances), n'était pas sous influence d'alcool ou de drogues; il a juste eu un grave problème de santé et développé un SDA et les policiers de Charleroi se sont acharnés sur lui comme si c'était la pire des crapules, a la place de le maîtriser comme prévu par la GPI-48 pour éviter qu'il se blesse, en attendant l'arrivée des secours.

  • Posté par Desmet Marc, mardi 1 septembre 2020, 8:59

    C'est un peu Dutroux qui enquête sur Fourniret ...

  • Posté par Hichmeu Diums, mardi 1 septembre 2020, 1:51

    Sympa la police. Cool les politiques. Et la justice, trop classe. On se sent de mieux en mieux dans notre beau pays. Je ne voudrais pas généraliser et pour cela il serait bon d’entendre des condamnations de la part de ces institutions et une sérieuse remise en cause des méthodes utilisées. Puis il serait bon qu’ils questionnent leur rôle au sein de la société et leur déontologie. S’ils n’existent que pour servir certains intérêts et hormis cela ont carte blanche, il est statistiquement normal qu’un certain nombre de brebis galeuses soient enrôlées. Pour rétablir une confiance avec le citoyen, il faut faire le ménage.

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