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Affaire Chovanec: quatre heures d’attente avant l’arrivée du médecin

Une information qui ressort de nouveaux documents consultés par la VRT.

Temps de lecture: 2 min

Le médecin qui a été contacté pour juger si le ressortissant slovaque Jozef Chovanec devait être enfermé s’est fait attendre pendant quatre heures, ressort-il de nouveaux documents consultés par la VRT.

Jozef Chovanec a, selon les documents, été emmené par la police après avoir, aux alentours de 18H30, posé des difficultés au personnel de l’aéroport de Charleroi lors de son embarquement vers Bratislava, en Slovaquie. Une heure plus tard, le magistrat de parquet aurait dit qu’un médecin devait passer. Ce dernier est arrivé sur place presque quatre heures plus tard (à 23h25, selon la VRT).

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Injection après 5h00

La cellule était, à ce moment-là, pleine d’urine et de fèces. Le médecin, qui n’est pas rentré, a, depuis le couloir, demandé si tout allait bien. Il aurait, selon la VRT, jugé qu’il était médicalement possible que M. Chovanec reste enfermé, et ce, sans l’avoir examiné minutieusement.

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Resté calme pendant un certain temps, M. Chovanec s’est mis à se cogner la tête contre la porte vers 01H30. Si l’un des agents a fait remarquer les blessures évidentes du ressortissant slovaque, les policiers ont ordonné à l’homme d’aller se coucher. Encore agité durant des heures, M. Chovanec s’est remis à frapper sa tête contre la porte de cellule vers 04H20 avant de recevoir une injection peu après 05H00. « Nous allons lui administrer quelque chose. Ce ne sera, en tout cas, pas une grande perte si on le perd », aurait affirmé l’infirmière.

Ayant perdu connaissance, M. Chovanec est mort à l’hôpital quelques jours plus tard.

 

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6 Commentaires

  • Posté par Raurif Michel, mardi 1 septembre 2020, 16:41

    Voilà la question qu'il faut oser poser : pourquoi 4 heures d'attende pour une personne malade ? Le reste n'est que des crêpages de chinons pour épater la galerie !!! Et monsieur Casier dit tout haut ce que tout le monde pensent tout bas !!!! Justice malade, car son aucun argent, à part bien sûr, celui pour payer le ministre !!!!

  • Posté par Kabbedijk Irène, mardi 1 septembre 2020, 12:12

    Cette "affaire" tragique prend de plus en plus l'allure d'une gigantesque bavure que l'on a voulu étouffer. Comment le citoyen peut-il encore avoir confiance?

  • Posté par Casier Etienne, lundi 31 août 2020, 23:21

    L'aticle 33quinquies de la loi sur la fonction de police prévoit " Toute personne qui fait l'objet d'une arrestation administrative a le droit à l'assistance médicale. Sans préjudice du droit prévu à l'alinéa premier, toute personne qui fait l'objet d'une arrestation administrative a le droit subsidiaire à un examen médical par un médecin de son choix. Les frais liés à cet examen sont à charge de l'intéressé." Comment en pratique est organisée cette assistance médicale prévue à l'alinéa 1 ? Le journaliste du soir pourrait-il éclairer notre lanterne ? Je suppose que monsieur Chovanec n'était pas en état d'exercer ses droits prévus à l'alinéa 2...

  • Posté par Casier Etienne, lundi 31 août 2020, 23:45

    Apparemment un arrêté royal décrit l'organisation pratique qui découle de l'application des article s 33quinquies, alinéa 1er (c'est-à-dire l'assistance médicale). Cet arrêté royal existe-t-il ? Si oui quelle est sa référence ?

  • Posté par Casier Etienne, lundi 31 août 2020, 23:00

    En dehors des heures de bureau et pendant les week-ends et les jours fériés, seul un magistrat de garde est présent au parquet. Les services de police peuvent le joindre à tout moment au sujet de décisions urgentes qui ne peuvent être arrêtées que par un magistrat. Il peut s'agir de confirmer l'arrestation d'un suspect, de retirer un permis de conduire, de désigner des experts (par exemple, un expert en matière de circulation routière en cas d'accident de roulage grave, un médecin légiste en cas de décès suspect, un expert balistique en cas d'usage d'armes, etc.). Le Soir pourrait-il expliquer quelle procédure le magistrat de garde a suivi pour identifier le médecin qui doit examiner monsieur Chovanec et dans quel délai le médecin requis doit s'exécuter ? On suppose que les médecins ne se bousculent pas au portillon pour réaliser ce genre de mission. N'est-ce pas le travail des médecins légistes ? Mais il paraît qu'il n'y en a quasi plus et qu'en outre ils reçoivent des émoluments ridicules, qui est plus est des mois après leurs prestations. De manière plus globale le ministre de la justice se contrefiche de l'importance et de l'avenir de la médecine légale;

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