«Vous n’êtes pas crédible M. Jambon», réagit Ahmed Laaouej en commission sur l’affaire Chovanec (direct)

Ce mardi a lieu la commission Justice et Intérieur de la Chambre sur le dossier Chovanec Le ministre-président flamand et ex-ministre de l’Intérieur Jan Jambon, ainsi que le commissaire général de la police fédérale Marc De Mesmaeker, et sa prédécesseure Catherine De Bolle, sont venus s’expliquer sur ce qu’ils savaient du décès d’un citoyen slovaque, Jozef Chovanec, après une intervention de la police à l’aéroport de Charleroi, et ce qu’ils ont fait ensuite.

Le député Ahmed Laaouej, Chef du groupe parlementaire PS à la Chambre des représentants, a réagi suite aux déclarations de l’ancien ministre de l’Intérieur. « Vous êtes venus nousexpliquer les yeux dans les yeux qu’il s’agit d’une faute de communication » a-t-il commencé.

« Vous avez abordé ce dossier avec beaucoup de légèreté, en 2018, mais plus encore quand votre responsabilité a été éprouvée suite aux révélations d’un certain nombre d’éléments visuels. Vous avez été en tant que ministre de l’Intérieur le chantre de l’adage « Need to know, need to share »(NDLR : « Besoin de savoir et besoin de partager »). Ici vous nous expliquez que vous avez reçu un rapport très lacunaire dans un contexte tragique de décès d’un homme, dans un contexte de démarche diplomatique, et un contexte trouble. Et visiblement vous vous en êtes contenté. »

Ahmed Laaouej continue d’expliquer pourquoi selon lui Jan Jambon n’est pas crédible. « Vous nous dites avoir reçu l’ambassadeur le 30 mai, et qu’à l’issue de cet entretien il ne vous pas semblé nécessaire d’appliquer une disposition légale, l’art. 26 de la loi sur le statut disciplinaire, qui vous permet de saisir l’autorité de police dès le moment que vous considérez que les faits dont vous avez connaissance peuvent constituer une transgression disciplinaire. Trois mois avant une plainte au pénal avait été déposée avec constitution de partie civile pour coups et blessures. Vous dites que selon vous vous n’aviez pas assez d’éléments selon vous pour saisir l’autorité disciplinaire. Ce n’est pas crédible, vous n’avez pas fait ce qui était en votre pouvoir à ce moment-là. »

« Au fond, qui était au courant de quoi dans votre cabinet pour informer au mieux le ministre ? Parce que ça encore dans le récit ce sont des blancs. Est-ce que c’est tous les jours qu’il vous a été donné en tant que ministre de l’Intérieur de rencontrer un ambasseur s’inquiétant du sort réservé à l’un de ses ressortissants, qui a conduit à son décès, dans un contexte de plainte déposée à un juge d’instruction, et que malgré tout cela vous n’en ayez plus de souvenir ? » a-t-il conclu.

 
 
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