Tour de France: tout ce qu’il faut retenir de la 4e étape (vidéos)

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Le Slovène s’est imposé à Orcières-Merlette au terme d’une ascension où sa formation a démontré une grande sérénité.

La 4e étape : Sisteron – Orcières-Merlette (160,5 km)

La traversée du Devoluy s’annonçait aussi magnifique que redoutable pour un peloton qui n’a jamais connu une arrivée en altitude aussi tôt dans le Tour. Une première occasion pour les ténors de se jauger, une superbe opportunité d’endosser le maillot jaune pour la trentaine de coureurs qui n’accusaient qu’une poignée de secondes de retard sur Alaphilippe.

À la sortie de Sisteron, c’est un groupe de six qui s’en allait, composé de Pacher, Burgaudeau, Vuillermoz, Politt, Neilands et Benoot. Alors que Deceuninck contrôlait l’allure et l’écart derrière, Benoot perdait toute prétention, victime d’une chute, Neilands démarrant dans la 4e difficulté du jour, la côte de Saint-Léger-les-Mélèzes.

Au pied de l’ascension vers Orcières-Merlette, l’aventure du Letton se terminait, laissant les grimpeurs s’expliquer. En première ligne, Alaphilippe démontrait son envie de défendre son maillot jaune. Un démarrage de Rolland était classé sans suite alors qu’un impressionnant Van Aert emmenait jusqu’à un kilomètre et demi du but !

Son équipier Kuss le relayait jusqu’à l’attaque de Guillaume Martin, qui lançait là un long sprint en côte, largement dominé par Roglic, qui parachevait brillamment le travail des Jumb-Visma. Le Slovène s’imposait devant son compatriote Pogacar et Martin.

Un succès sportif certes mais aussi une victoire psychologique pour Roglic et les siens par rapport à la concurrence. Quant à Alaphilippe, 5e sur la ligne, il conserve sa tunique jaune avec brio, confirmant aux favoris du Tour qu’il s’agit de compter avec lui

L’homme du jour

Annoncé comme principal rival d’Egan Bernal pour la victoire finale à Paris, Primoz Roglic a confirmé son statut et ses prétentions. Sa chute du Dauphiné libéré semble loin, le Slovène recèle des jambes de feu et une grande confiance l’habite. Il devra désormais confirmer sur la longueur.

L’équipe du jour

Appelée à concurrencer la sélection Ineos-Grenadiers, l’armada Jumbo-Visma prend ses responsabilités sans calculer, sans se dérober. Même si Bennett semble en-deça, le boulot de Gesink, Van Aert et Kuss au profit de Roglic et Dumoulin en dit suffisamment long. L’abondance de biens fait pencher la balance en faveur des maillots… jaunes.

Le Belge du jour

Si Tiesj Benoot a passé une partie de la journée à l’avant, c’est Wout Van Aert qui a littéralement crevé l’écran en prenant la direction des opérations dans la montée vers Orcières. Un rythme effréné, sur le grand plateau, qui ne laissait guère de place au démarrage. Une preuve supplémentaire que le jour où il s’intéressera au maillot vert, il ne trouvera guère d’adversaires sur sa route.

Le battu du jour

Dan Martin semble très éloigné de sa meilleure forme, lui qui a connu plusieurs fois le Top 10 du classement général. Leader de la formation Israël Start Up Nation, l’Irlandais se rabattra sur la quête d’une victoire d’étape.

Le chiffre du jour

1989. La dernière arrivée du Tour de France à Orcières-Merlette. Il s’agissait d’un contre-la-montre en côte de 39 kilomètres, au départ de Gap, remporté par le longiligne Néerlandais Steven Rooks.

L’image du jour

La vidéo de l’arrivée

 
 
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