NBA: Boston fait le break contre Toronto, Denver qualifié (vidéos)

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Les Celtics se sont appuyés sur les 34 points de Jayson Tatum, encore excellent, pour enchaîner un deuxième succès (102-99) contre les Raptors.

Après un succès assez tranquille dimanche lors du match N.1 (112-94), ce fut cette fois bien plus indécis : une action de grande classe de Kemba Walker a fini de repousser Toronto, quand il a stoppé, d’un dribble croisé, sa pénétration devant Serge Ibaka, pourtant défenseur rompu, avant de marquer le panier décisif.

Auparavant, il avait réussi un panier derrière l’arc important, dans le sillage de Marcus Smart, le facteur X des C’s sur cette rencontre. L’arrière a pris feu en rentrant un 5/5 à trois points au début du dernier quart-temps pour permettre à son équipe, menée de huit points à son entame, d’en compter six d’avance après cela. À eux deux, ils ont inscrit 27 des 32 points de Boston dans cette ultime période contre 21 à Toronto.

« Les gars m’ont dit ‘il nous faut des gros shoots’, je les ai réussis. Il nous faut maintenant continuer comme ça et même encore mieux jouer, parce que c’est une grosse bagarre qui nous attend jusqu’au bout. Ils ne se laisseront pas battre comme ça », a commenté Smart.

Avant lui, Jayson Tatum a porté les Celtics. Ses 34 points, 8 rebonds et 6 passes en témoignent, mais autour de lui, l’équipe de Brad Stevens possède un collectif performant en tous points, fort d’un gros capital confiance avec ce sixième succès de rang en play-offs (ils ont éliminé Philadelphie 4-0) au 1er tour.

En face, au contraire, le doute commence à grandir chez le champion en titre. Les Raptors ne sont vraiment pas passés loin d’égaliser, malgré une mauvaise adresse aux tirs (11/40 à longue distance), ses habituels artilleurs Kyle Lowry (16 pts) et Fred VanVleet (19 pts) n’en ayant mis que 3 sur 19.

Presque dos au mur, Toronto n’est pas éliminé pour autant, ses vertus mentales lui ont déjà permis par le passé de faire déjouer les pronostics.

Denver avait son Joker

Jamal Murray relevant Donovan Mitchell, abattu après le shoot au buzzer de son coéquipier Mike Conley qui a vu le ballon rouler sur le cercle avant de ressortir : l’image est belle et illustre parfaitement le respect mutuel de deux basketteurs talentueux qui ont pris une nouvelle dimension durant ce duel passionnant, qu’ils ont rendu incertain jusqu’au bout avec leurs exploits.

C’est pourtant Nikola Jokic qui leur a volé la vedette sur ce match 7 hyper-défensif, en inscrivant le panier de la victoire (80-78) à 27 secondes du terme, après une feinte vintage à 360 degrés devant Rudy Gobert. Le Serbe, qui a longtemps été sous la menace d’une exclusion avec cinq fautes, a fini avec 30 points et 14 rebonds.

Murray, qui avait mis 142 points sur les trois précédents matches, contribuant largement à la remontée des Nuggets de 3-1 à 3-3, a été limité à 17 unités (7/21 aux tirs) face à une défense très resserrée.

Même type de match pour Mitchell, qui a eu des pointes à 57, 51 et 44 points sur la série, mais s’est contenté de 22, lui aussi pressé par l’arrière-garde adverse (9/22). Il se souviendra aussi de sa perte de balle sur la dernière action.

Rudy Gobert a lui tout donné, ses 19 points (18 rbds) dont 10 dans le dernier quart-temps ayant permis à Utah recoller au score malgré un retard de -14 à la pause. Sa saison s’arrête là, dans la frustration, six mois après son test positif au coronavirus, qui a entraîné son interruption.

Pour les Nuggets elle continue et ce sont les Clippers, favoris à l’Ouest, qui les attendent.

 
 
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