Chômage à Bruxelles: les jeunes, principales victimes de la crise

"Ils ont été impactés les premiers, dès le mois d'avril", précise Actiris. Et cette tranche d'âge, soit les moins de 25 ans, enregistre encore la hausse mensuelle la plus forte, avec 18,8% de demandeurs d'emploi de plus qu'en juillet (à comparer avec la hausse mensuelle totale de 3,8%). Ils sont au total 9.666 inscrits.

Au niveau de la population active dans son ensemble, le taux de chômage dans la Région s'établissait fin août à 16%, contre 15,8% il y a un an.

Avec une augmentation de 3.299 chercheurs d'emploi depuis juillet (+3,8%), le chômage classique croît de façon encore "limitée" en raison du chômage temporaire autorisé pendant la crise. "Le recours au chômage temporaire permet aux entreprises de ne pas devoir procéder à des licenciements massifs. Pour bénéficier du chômage temporaire, les travailleurs ne doivent pas obligatoirement s'inscrire comme chercheurs d'emploi auprès des services publics de l'emploi", relève Actiris.

Le volume d'offres d'emploi reçues par Actiris est lui en train de retrouver progressivement son niveau normal. Il était en août de 2,5% moindre qu'au même mois 2019 (avec 2.482 offres). Au plus fort de la crise, la diminution sur base annuelle a atteint 44,3% en avril, et elle était encore de 5,5% en juillet.

La Wallonie comptait elle fin août 222.481 chercheurs d'emploi, soit une hausse de 3,6% par rapport à août 2019 et de 1,4% par rapport au mois de juillet, selon les chiffres du Forem. En Flandre, 213.294 personnes étaient inscrites comme chercheuses d'emploi fin août, soit 8,6% de plus qu'un an plus tôt.

 
 
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