Paul Magnette: «J’ai confiance en le CD&V»

Paul Magnette: «J’ai confiance en le CD&V»
Belga

Les quatre familles (socialiste, libérale, écologiste, centriste) se sont réunies jeudi en fin d’après-midi autour de l’informateur Egbert Lachaert. Mais la rencontre ne fut pas décisive, en cette veille de rapport au Roi. Paul Magnette, le président du PS, était l’invité de Jeudi en prime sur la RTBF, où il a confirmé que les huit partis se voyaient dans le cadre de la formation du prochain gouvernemen fédéral.

Il a déclaré faire confiance au CD&V pour qu’il n’y ait pas de retour en arrière avec la N-VA. « Le CD&V a fait un gros travail, son président a pris ses responsabilités. ‘Avanti’ signifie ‘Allons-y’ et oui, allons-y ! Il nous reste quelques jours avant le 17 septembre. »

« Le gouvernement doit être formé avant le 17 septembre » a-t-il expliqué. « S’il y a consensus pour que le PS obtienne le poste de Premier ministre, je prendrai mes responsabilités, je ne refuserai pas. »

Sur sa position au sujet de l’absence de la N-VA dans les actuelles négociations, Paul Magnette se dit « ni content ni mécontent. On a pu convaincre la NVA qu’il fallait des avancées sociales, cela n’pas aboutit, voilà. On passe à autre chose. »

« Tout le monde sait que des sujets comme l’avortement, le nucléaire, les questions fiscales ou de l’avenir de la sécurité sociale sont très sensibles. Si c’était simple, ça ferait longtemps qu’on aurait un gouvernement », a souligné Paul Magnette.

Au sujet de la loi IVG, dont le CD&V fait une affaire de gouvernement, Paul Magnette a expliqué sa position : « C’est un dossier qui est de toute façon paralysé. Je suis prêt à discuter, à travailler ensemble sur un texte. Nous demandons que le débat puisse se poursuivre au parlement sans qu’il y ait des blessures entre les uns et les autres. Mais le travail doit rester à la Chambre. »

« Je n’imagine pas une seconde qu’on ne réinvestisse pas dans les soins de santé après avoir vécu une crise sanitaire extrêmement grave. C’est évidemment une demande fondamentale des socialistes » a-t-il également expliqué.

Le président de la N-VA, Bart de Wever, n’a pas tardé à réagir au sujet de la future coalition fédérale, qui se négocie sans son parti. « Si on est vraiment mis de côté, il s’agira d’abords d’un drame pour la Flandre. Cela signifie que le prochain gouvernement fédéral n’aura pas de majorité flamande. Il sera dominé par les partis francophones. Il ne reflétera pas le choix des électeurs flamands qui ont voté autre chose, le choix de l’électeur sera sens dessus dessous. »

 
 
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