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Paul Magnette: «J’ai confiance en le CD&V»

Le président du parti socialiste estime que le projet de loi sur l’IVG doit rester à la Chambre.

Temps de lecture: 3 min

Les quatre familles (socialiste, libérale, écologiste, centriste) se sont réunies jeudi en fin d’après-midi autour de l’informateur Egbert Lachaert. Mais la rencontre ne fut pas décisive, en cette veille de rapport au Roi. Paul Magnette, le président du PS, était l’invité de Jeudi en prime sur la RTBF, où il a confirmé que les huit partis se voyaient dans le cadre de la formation du prochain gouvernemen fédéral.

Il a déclaré faire confiance au CD&V pour qu’il n’y ait pas de retour en arrière avec la N-VA. « Le CD&V a fait un gros travail, son président a pris ses responsabilités. ‘Avanti’ signifie ‘Allons-y’ et oui, allons-y ! Il nous reste quelques jours avant le 17 septembre. »

« Le gouvernement doit être formé avant le 17 septembre » a-t-il expliqué. « S’il y a consensus pour que le PS obtienne le poste de Premier ministre, je prendrai mes responsabilités, je ne refuserai pas. »

Sur sa position au sujet de l’absence de la N-VA dans les actuelles négociations, Paul Magnette se dit « ni content ni mécontent. On a pu convaincre la NVA qu’il fallait des avancées sociales, cela n’pas aboutit, voilà. On passe à autre chose. »

« Tout le monde sait que des sujets comme l’avortement, le nucléaire, les questions fiscales ou de l’avenir de la sécurité sociale sont très sensibles. Si c’était simple, ça ferait longtemps qu’on aurait un gouvernement », a souligné Paul Magnette.

Au sujet de la loi IVG, dont le CD&V fait une affaire de gouvernement, Paul Magnette a expliqué sa position : « C’est un dossier qui est de toute façon paralysé. Je suis prêt à discuter, à travailler ensemble sur un texte. Nous demandons que le débat puisse se poursuivre au parlement sans qu’il y ait des blessures entre les uns et les autres. Mais le travail doit rester à la Chambre. »

« Je n’imagine pas une seconde qu’on ne réinvestisse pas dans les soins de santé après avoir vécu une crise sanitaire extrêmement grave. C’est évidemment une demande fondamentale des socialistes » a-t-il également expliqué.

Le président de la N-VA, Bart de Wever, n’a pas tardé à réagir au sujet de la future coalition fédérale, qui se négocie sans son parti. « Si on est vraiment mis de côté, il s’agira d’abords d’un drame pour la Flandre. Cela signifie que le prochain gouvernement fédéral n’aura pas de majorité flamande. Il sera dominé par les partis francophones. Il ne reflétera pas le choix des électeurs flamands qui ont voté autre chose, le choix de l’électeur sera sens dessus dessous. »

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10 Commentaires

  • Posté par Christian Radoux, jeudi 3 septembre 2020, 23:28

    J'ai beaucoup admiré le numéro de jésuitisme de M. Magnette à l'émission "Questions à la une" , après le JT de la RTBF. Il a pris de belles leçons chez les calotins. Evidemment, avec le PTB au cul du PS et le VB à celui du Cd&V et de la NVA, je comprends qu'il redoute les élections. Qui sonneraient sans doute le glas pour la Belgique. Avec en prime une monstrueuse faillite. Merci, les politicards !

  • Posté par Geurts Fabrice, jeudi 3 septembre 2020, 20:53

    Bien évidemment que Paul Magnette a confiance en n'importe quel parti lui permettant de former un gouvernement avant la date fatidique du 17 septembre et ainsi d'éviter des élections qui seraient catastrophiques pour le PS, après sa tentative manquée de former un gouvernement avec la NVA, au mépris des promesses faites à ses électeurs.

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