Tourisme et zones rouges: les pistes pour une meilleure coordination européenne

Tourisme et zones rouges: les pistes pour une meilleure coordination européenne
Belga.

Avec des restrictions à la libre circulation au sein de l’UE liées à la pandémie de Covid-19, chaque Etat a pris des mesures en ordre dispersé et avec des codes couleurs parfois différents, sans réciprocité systématique, des quarantaines de longueurs différentes (5 à 14 jours) avec ou sans test à la clé.

Chaque Etat membre décide seul, en effet, des mesures à prendre au niveau sanitaire. L’Union européenne peut juste essayer de mieux coordonner le tout afin de permettre aux citoyens de mieux s’y retrouver et d’avoir de meilleures informations avant de voyager. La confusion s’est installée fin juillet avec l’apparition de nombreuses zones orange et rouges et des fermetures de frontières.

La coordination européenne est en tout cas plus simple à dire qu’à faire puisque les deux commissaires ont bien insisté sur le fait qu’il s’agissait de « propositions » et non pas de « recommandations ». Le tout doit encore être avalisé par le Conseil européen. Et ça ne résoudra pas tous les problèmes.

Quatre codes couleurs

La Commission propose ainsi aux Etats membres d’avoir des données comparables et de renforcer la communication entre eux en jouant les intermédiaires. La question du seuil de cas de contamination pour 100.000 habitants (à partir duquel une zone peut être classée à risque) est particulièrement épineuse.

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), travaillera avec quatre codes couleurs (vert, orange, rouge et gris) et apportera des modifications à sa carte une fois par semaine, le lundi.

« Il s’agit d’avoir les mêmes critères pour définir les zones, puis d’avoir les mêmes définitions de zones pour tous les Européens : si une région ou un pays est en rouge, il le sera pour toute l’Europe », a expliqué le commissaire à la Justice Didier Reynders.

« On se rend compte que la situation devient trop chaotique et la cerise sur le gâteau a été la décision hongroise de fermer les frontières », a précisé Didier Reynders qui a mis en garde contre toute discrimination entre citoyens européens au sein de l’Union.

Il y a quelques jours, le président du Parlement européen avait également déploré une trop grande « confusion » entre les 27 et appelé à une coordination par la Commission.

 
 
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