Prévot (CDH): «Les trois partis francophones n’ont pas souhaité nous associer aux négociations»

Prévot (CDH): «Les trois partis francophones n’ont pas souhaité nous associer aux négociations»
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Après avoir informé les responsables du parti, Maxime Prévot s’est produit sur Facebook vendredi à 16 heures, pour indiquer qu’« aucun des trois partis francophones ne souhaite nous associer à part entière, nous faire monter sur le terrain ». Sauf coup de théâtre dans les prochains jours, le CDH ne fera pas partie de la Vivaldi, cette coalition à huit (une Avanti dans ce cas ?) croyait-on, à sept in fine (MR, PS, Ecolo, Open VLD, CD&V, SP.A, Groen).

En fait, en réunion plénière vendredi matin (à huit, avant l’entrevue d’Egbert Lachaert au Palais), Maxime Prévot, s’enquérant auprès de ses homologues francophones, aurait, confie-t-on, engrangé deux petits oui, de la part de Jean-Marc Nollet et Paul Magnette (« Pas d’exclusive », dit-on au PS), et encaissé un gros « non » côté Georges-Louis Bouchez. L’on sait que le libéral ne veut pas remettre le CDH en selle au centre-droit. Ceci aussi : avec le CDH à bord de la coalition, le MR (Ecolo, pas davantage) n’est plus mathématiquement indispensable. Pour compléter : certains soutiennent que le PS non plus n’était pas chaud-chaud car, selon la clé D’Hondt de répartition des portefeuilles ministériels, c’est lui qui aurait dû céder un strapontin aux centristes. On n’oublie pas le CD&V, parti frère au nord, qui n’a pas soutenu le CDH à la vie à la mort. Quoi qu’il en soit, en conclusion : le CDH reste à quai. Et, soyons justes : les centristes-humanistes ont surtout Georges-Louis Bouchez « dans le pif », pour le dire sobrement.

« Je n’ai pas d’amertume », a ponctué vendredi Maxime Prévot, après avoir retracé le parcours « constructif » du CDH ces derniers mois : « Nous avons répondu à toutes les invitations » visant à tenter de mettre fin à la crise politique. Le CDH revient, par la force des choses, à son premier rôle, défini aux lendemains des élections de mai 2019 : se ressourcer dans l’opposition. Avec 5 sièges à la Chambre, il sera « le principal parti francophone crédible dans l’opposition », dixit Maxime Prévot, devant Défi (2 sièges) ; le patron des centristes fait l’impasse sur le PTB (12 sièges).

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