Lachaert (Open VLD) et Rousseau (SP.A) nommés préformateurs: les principales réactions politiques

Lachaert (Open VLD) et Rousseau (SP.A) nommés préformateurs: les principales réactions politiques

Nous avons enfin une percée », s’est réjouit le président de l’Open VLD Egbert Lachaert vendredi après avoir été nommé préformateur par le Roi. Il sera associé dans cette mission au président du SP.A Conner Rousseau. Sept partis poursuivent les négociations et le CDH reste à quai, a-t-il confirmé.

« Nous ne sommes pas encore au moment où le gouvernement est installé. Mais sept partis veulent ensemble travailler à un gouvernement de plein exercice et qui a le soutien d’une majorité à la Chambre, comme me l’a demandé le Palais. » Ces sept partis sont les partis libéraux, socialistes, écologistes et le CD&V.

La loi élargissant les possibilités de pratiquer une IVG fait partie des points qui font débat, le CD&V étant farouchement opposé à la proposition de loi qui doit revenir à la Chambre à la rentrée. Egbert Lachaert a détaillé différentes thématiques sur lesquelles les sept partis envisagent des réformes à mener à l’horizon 2030.

Pour ce faire, deux membres du futur gouvernement, un francophone et un néerlandophone, devraient être chargés de plancher sur une réforme de l’Etat.

Rousseau enthousiaste

Le président du SP.A, Conner Rousseau, réagit avec « enthousiasme » après sa nomination comme préformateur. « Je suis heureux d’avoir acquis, avec Egbert Lachaert, la confiance nécessaire pour mener un projet progressiste qui permettra à notre pays de sortir de la plus grande crise sanitaire et économique de l’après-guerre », déclare M. Rousseau. « Après des mois d’inactivité, nous pouvons enfin aller de l’avant et je vais travailler très dur pour mettre rapidement en place un gouvernement fort qui travaille à l’amélioration des soins de santé, des salaires et des pensions et à un pays où chacun se sent en sécurité ».

Les sept partis souhaitent aussi travailler sur « une sécurité sociale et un système de soins de santé forts. Des investissements supplémentaires seront demandés. » Les partis de la « Vivaldi » (ou « Avanti ») veulent aussi mettre en place « une économie et un marché du travail performant » avec une ambition de passer à un taux d’emploi de 70 % à 80 % d’ici 2030. Le leader de l’Open VLD a également parlé d’une « politique climatique ambitieuse », une « fiscalité plus transparente, efficace et honnête » et d’investissements supplémentaires dans la justice et la police », le tout en respectant une « trajectoire budgétaire crédible ».

La mission confiée à Egbert Lachaert et Conner Rousseau ne devrait durer qu’une semaine. « Aucun de nous deux n’a l’ambition de devenir formateurs par la suite », a-t-il précisé, laissant entendre que cela permettait de ne pas discuter casting pour le moment. Le 17 septembre, date à laquelle le gouvernement Wilmès est censé redemander la confiance de la Chambre, « reste une deadline fort », a indiqué le préformateur. « Nous allons travailler la semaine prochaine pour atteindre cet objectif. »

Des réactions positives

En direct sur Facebook ce vendredi après-midi, depuis le siège du parti, rue du Commerce à Bruxelles, Maxime Prévot souligne qu’« aucun des trois partis francophones » parmi ceux qui négocient la Vivaldi – à savoir le MR, Ecolo, et le PS – « ne souhaitait nous associer à part entière, nous faire monter sur le terrain ».

« Je n’ai pas d’amertume », a ponctué Maxime Prévot, qui retrace le parcours « constructif » du CDH ces derniers mois : « Nous avons répondu à toutes les invitations » visant à tenter de mettre fin à la crise politique. Maxime Prévot appelle les sept formations concernées à ce stade par la Vivaldi à doter le pays d’un gouvernement au plus vite, « pour faire face à la crise économique, sociale, sanitaire, aux défis climatiques ».

De son côté, Joëlle Milquet (CDH) a réagi à la nomination de Lachaert (Open VLD) et de Rousseau (SP.A) sur Twitter, étonnée par l’absence de préformateur francophone. « Lachaert et Rousseau nommés préformateurs : Pas un francophone ? Inédit ! Par absence de consensus entre les francophones pour en désigner 1 ? Dans ce cas bien dommage ! »

Parmi les membres du SP.A, les réactions sont très positives : « Enfin. Un gouvernement fort avec un programme progressiste et social fort dans l’intérêt de tous les habitants de notre pays », écrit Katia Segers (SP.A). De son côté, Meryame Kitir note : « Je sais avec quelle énergie et dynamisme Conner Rousseau s’efforce de trouver des solutions. Toute ma confiance ».

Le Vlaams Belang promet « une opposition féroce »

« Le Vlaams Belang promet déjà une forte opposition lorsqu’il s’avérera une fois de plus que ce seront les Flamands qui seront autorisés à payer les frais », déclare le président du Vlaams Belang, Tom Van Grieken. Le parti d’extrême droite dénonce notamment le fait qu’il s’agit d’un gouvernement de gauche, principalement francophone.

 
 
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