Neuville au rallye d’Estonie : un abandon qui coûte très cher

Neuville au rallye d’Estonie : un abandon qui coûte très cher
AFP

Pas un mot. Avant que n’échappe le « traditionnel » juron de circonstance dans ces moments qui ne sont pas les premiers du genre. Au moment de rejoindre l’arrivée de la 7e spéciale du rallye d’Estonie, la première de l’après-midi, Thierry Neuville et Nicolas Gilsoul n’ont pas échangé un mot. Sans doute étaient-ils en train, déjà, de ruminer les conséquences de leur écart de trajectoire qui, quelques minutes plus tôt, avait eu pour effet de pratiquement arracher la roue arrière droite de leur Hyundai i20 WRC. Arrivés au terme de cette spéciale de 20 km, ils ont un moment évalué les dégâts, mais le verdict est visiblement tombé rapidement : impossible de réparer, c’est l’abandon.

Bien sûr, le rallye d’Estonie est loin d’être terminé. Et avec les vitesses enregistrées depuis ce matin, tout peut encore arriver. A n’importe qui. Tanak survole les débats, comme attendu. Et Craig Breen signe une performance très convaincante en assurant de gros points pour les constructeurs, dans le sillage immédiat du champion du monde en titre.

Ogier, solide derrière les Hyundai de Tanak et Breen

Cela, on pouvait s’y attendre. Mais comme il l’avait dit avant le départ, Thierry Neuville voulait surtout profiter de ce rallye de reprise pour se rapprocher des deux pilotes qui le précèdent au championnat : Sébastien Ogier de 20 points, et Elfyn Evans de 12 points. Espoirs déçus, envolés. Ou à tout le moins mis entre parenthèses jusqu’à demain, au terme du rallye. Car pour le moment, Ogier fait le job, dans le sillage des deux Hyundai restantes auxquelles il a même repris un peu de temps. Quant à Evans, contrarié par une crevaison et certes chassé par Rovanpera, il assure pour le moment la 4e place provisoire.

Fin de saison réduite à peau de chagrin

Neuville prendra sans doute part à la dernière journée, et profitera sans doute de la « power stage » pour grappiller quelques points. Mais avec une fin de saison réduite à peau de chagrin, la chose la plus importante, encore plus que toutes les autres années, c’était de rejoindre l’arrivée en marquant de gros points. Ce ne sera pas le cas.

Mathématiquement, rien n’est fait. Mais le Saint-Vithois semble en tout cas avoir gâché une belle occasion de recoller au score. Il n’y en aura plus beaucoup d’autres : en Turquie dans deux semaines, et en Sardaigne mi-octobre. Avant de rejoindre Ypres que l’on rêvait déjà en apothéose pour notre compatriote. Le rêve vient peut-être de (déjà) virer au cauchemar.

 
 
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