Pour Yves Coppieters, «Il n’y avait pas de capitaine dans le bateau» au début de la crise sanitaire

Pour Yves Coppieters, «Il n’y avait pas de capitaine dans le bateau» au début de la crise sanitaire
Belga

L’épidémiologiste et professeur de santé publique à l’ULB Yves Coppieters a remis un rapport préparatoire dans le cadre de la commission parlementaire. Il a livré son analyse lors de l’émission « C’est pas tous les jours dimanche » sur RTL TVI ce dimanche matin.

« J’ai voulu démontrer, en tout cas analyser, le manque de réactivité et de préparation à cette crise, que ce soit dans le testing ou dans toutes les stratégies avant la crise. C’est vrai qu’on avait des informations déjà début mars que l’épidémie était cinq fois plus mortelle qu’une grippe saisonnière et que bien sûr l’expérience de l’Italie allait arriver chez nous. »

Pour lui, « la Flandre a eu plus de tests quantitativement au démarrage de l’épidémie, car l’accès au test était plus facile, et parce que les critères n’étaient pas standardisés à l’échelle des régions. La région qui a eu le moins de tests était clairement la Région bruxelloise en démarrage de crise alors que potentiellement c’était une zone dense et une zone à risque. » Tout cela doit encore être documenté précise-t-il. « Le problème est qu’il n’y avait pas de directives claires, pas de capitaine dans le bateau pour dire ce qu’on pouvait faire ou pas. »

Il considère que la Belgique a sous-évalué le risque : « Il y a deux choses qu’on savait déjà début mars : la mortalité était importante et aussi que les personnes les plus âgées étaient le facteur de risque majeur de cette future pandémie. Et cette information était déjà sur les plateaux de télévision. Les politiques et Sciensano sous-évaluaient ce risque, c’est ça le problème. »

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous