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Négociations fédérales: «Ils vont devoir tenir compte du CD&V sinon nous ne participerons pas», selon Joachim Coens

Le président des chrétiens-démocrates flamands s’est exprimé sur les négociations en cours en vue de former un gouvernement Vivaldi-Avanti.

Temps de lecture: 2 min

Dans une interview dans De Standaard, le président du CD&V, Joachim Coens, a mis les points sur les « i » au début d’une semaine cruciale pour la formation d’un gouvernement fédérale.

« Nous avons fait tout notre possible, pendant quatorze mois, pour mettre en place un gouvernement fédéral avec une majorité flamande. Mais au final, la tentative ultime de Paul Magnette (PS) et Bart De Wever (N-VA) a échoué. Je ne peux plus rien y faire », s’est exprimé le patron des chrétiens-démocrates flamands.

Joachim Coens, pense qu’il n’y a pas grand-chose à lui reprocher, maintenant que son parti a décidé de se joindre aux négociations pour une coalition Vivaldi (ou Avanti). « Je ne dis pas que nous préférons cette coalition, mais après tout ce temps, le peuple a droit à un gouvernement de plein exercice avec une majorité », a-t-il déclaré.

Joachim Coens est revenu sur le fait que le gouvernement Vivaldi-Avanti serait minoritaire en Flandre : « Il nous manque quelques sièges pour obtenir une majorité en Flandre, mais il s’agit toujours d’un gouvernement fédéral belge. Nous (le CD&V) représentons également le monde entrepreneurial flamand, la tradition flamande. S’ils veulent de nous pour gouverner, il faut y remédier ».

Pour Joachim Coens, si le CD&V rejoint l’Avanti, « c’est pour relever les défis socio-économiques, remettre le pays sur les rails, tant sur le plan économique qu’en termes de soins de santé, et le préparer pour l’avenir, y compris en termes de climat, par exemple ».

« Les autres partis devront nous prendre en compte, sinon nous ne participerons pas », a insisté le président du CD&V.

Quant à savoir qui empochera le poste de Premier ministre, Joachim Coens répond : « Il y a plusieurs angles possibles. Le plus grand parti peut fournir le premier ministre, le 16 rue de la Loi peut aller à un parti flamand, car les Flamands sont en minorité. On peut également tenir compte du fait que le commissaire européen est également francophone. Nous devons y jeter un coup d'œil ».

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15 Commentaires

  • Posté par Biot Philippe, lundi 7 septembre 2020, 11:59

    Il y aura un gouvernement si et seulement si chacun des présidents de partis peut justifier son choix face à ses électeurs. Autremet dit, si un président se croit plus important que les autres il pourra effectivement constituer son équipe en rêve.....mais il n'y aura pas de gouvernement.

  • Posté par Debrabander Jean, lundi 7 septembre 2020, 11:44

    S'ils ne veulent pas y aller, tant pis ou tant mieux ! Ils ne sont pas nécessaires : les trois familles font 75, voire 76 (Kir) sièges, et il y a encore éventuellement le CDH ou Défi. Et on sent l'assujettissement total de la NVA et du CD&V à la VOKA.

  • Posté par Biot Philippe, lundi 7 septembre 2020, 12:00

    C'est intenable. Chacun des élus de la majorité peut faire "chanter" tous les autres.

  • Posté par L. Jean-Christophe, lundi 7 septembre 2020, 11:02

    MIRACLE !!!! Il y en a un qui sort du lot : https://plus.lesoir.be/323345/article/2020-09-07/negociations-federales-flamand-ou-francophone-ce-doit-dabord-etre-un-premier?from_direct=true Mais ce n'est pas Monseigneur Joachim :)

  • Posté par Petitjean Marie-rose, lundi 7 septembre 2020, 10:54

    Ras-le-bol de ces "responsables" immatures ! Juste envie de leur dire, en oubliant la politesse : "Fermez-la !"

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