Échauffourées dans les Marolles: pour Pascal Smet, «une répression s’impose»

Échauffourées dans les Marolles: pour Pascal Smet, «une répression s’impose»

Pascal Smet (one.brussels-sp.a), le secrétaire d’État bruxellois en charge de la Lutte contre l’Incendie et l’Aide médicale urgente, a demandé lundi à la police et à la justice de réprimer avec force les auteurs d’attaques, ce week-end dans le quartier bruxellois des Marolles, contre les pompiers et les services d’urgence. Il demande aussi de renouer la chaîne de la prévention dans les quartiers.

Plainte de la Ville de Bruxelles

La Ville de Bruxelles a déjà annoncé qu’elle déposera plainte et se constituera partie civile pour les dégâts causés à la crèche des Marolles, dont la vitrine a été vandalisée vendredi et samedi soirs. Deux jeunes ont été interpellés vendredi dans la foulée de jets de projectiles sur quatre véhicules de police, de destructions d’éclairage public et du caillassage de la crèche de la rue des Tanneurs. Samedi soir, les troubles ont repris avec un nouveau caillassage de la crèche. Une camionnette et des poubelles ont été incendiées. Les pompiers mobilisés ont été pris pour cibles par des cocktails Molotov. Des enquêtes judiciaires ont été ouvertes.

Une équipe de pompiers avait déjà été agressée il y a dix jours lors d’une intervention à Molenbeek, poussant la bourgmestre Catherine Moureaux (PS) à interdire les rassemblements de nuit dans le quartier.

Pour Pascal Smet, « une répression s’impose : la police et la justice doivent agir très sévèrement et envoyer un signal très clair », a-t-il indiqué lundi sur les ondes de Eén (VRT radio). Il regrette les lenteurs de la justice dans ce genre d’affaire. « Les auteurs doivent être sanctionnés rapidement, pas deux ou trois ans plus tard ».

Approche plus large

Le socialiste plaide aussi pour une approche plus large, impliquant notamment les enseignants, les éducateurs sociaux et les parents afin de renouer une relation de confiance avec les jeunes et pouvoir agir de manière plus préventive.

Il note qu’il ne s’agit que d’une petite minorité des jeunes Bruxellois, tandis que la toute grande majorité des interventions des services d’aide d’urgence se déroulent correctement : « il y a chaque année plus de 13.000 interventions de pompiers et 88.500 d’ambulances. Une agression a été signalée dans 53 cas, dont 27 sous forme d’agression verbale. L’agression physique est donc peu courante et ce qui s’est passé ce week-end est exceptionnel. Mais nous devons réagir maintenant ».

 
 
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