Roglic, Bernal, Pogacar, Quintana…: le baromètre des favoris du Tour de France

Après les neuf premières étapes du Tour de France 2020, Primoz Roglic a pris le pouvoir, en endossant le maillot jaune ce dimanche. Si certains ont déjà perdu leurs illusions, d’autres sont encore en course pour la victoire finale. On fait le point sur les principaux favoris...

En hausse

Primoz Roglic (Team Jumbo-Visma)

Le seul doute à son sujet provenait de sa chute au Dauphiné Libéré mais Primoz Roglic a parfaitement récupéré. Spécialiste des courses par étapes, vainqueur de la dernière Vuelta, le Slovène assume son statut de favori. S’il a d’abord semblé refuser le maillot jaune, il l’a enfilé dimanche à Laruns. Épaulé par une solide formation Jumbo-Visma qui a pris la course en main depuis le départ, il peut briller sur tous les terrains mais devra confirmer sur la longueur.

Egan Bernal (Ineos Grenadiers)

La formation Ineos n’est plus l’invincible armada des années précédentes et son chef de file ne semble pas encore au mieux de sa forme. Des hypothèses certes vérifiées mais Egan Bernal a couru juste, parfois à la limite, pour atteindre ce jour de repos en position idéale. Non seulement il laisse le poids de la course à son rival mais on le sent aussi en condition ascendante. S’il démontre qu’il est l’homme de la 3e semaine, tous ses espoirs de doublé restent d’actualité.

Tadej Pogacar (UAE Emirates)

Arbitre du duel Bernal-Roglic ou caillou dans leur chaussure ? Toujours est-il que Tadej Pogacar, 21 ans seulement, confirme son énorme talent et les promesses affichées l’an passé avec, notamment, trois étapes et un podium final du Tour d’Espagne. Sans complexe, irrésistible quand la route s’élève, le jeune Slovène a dynamité les deux étapes des Pyrénées et serait en jaune sans le temps concédé sur la route de Lavaur. Jusqu’où peut-il tenir ?

Stable

Nairo Quintana (Arkéa-Samsic)

Après ses années de cohabitation difficile chez Movistar, Nairo Quintana s’épanouit à nouveau chez Arkéa-Samsic. Brillant au printemps, il a retrouvé un coup de pédale à la hauteur de son ambition. Malgré son abandon au Dauphiné (genou), le Colombien semble capable, sur son expérience de jouer les trouble-fête pour un rôle en vue, favorisé par un parcours corsé.

Mikel Landa (Bahrein-McLaren)

Il s’était fait discret mais la seconde journée pyrénéenne a confirmé que Mikel Landa pouvait toujours suivre les meilleurs en altitude. Souvent placé, rarement gagnant, il bénéficie enfin du statut de leader unique chez Bahrein après avoir joué les lieutenants chez Sky puis partagé les pouvoirs chez Movistar. Dominé par le seul Evenepoel au Tour de Burgos, peut-il surprendre ?

Rigoberto Uran (EF Pro Cycling)

On l’avait presque oublié Rigoberto Uran, obligé de partager le rôle de patron avec ses jeunes compatriotes Daniel Martinez, lauréat du Dauphiné, et Sergio Higuita, révélation de Paris-Nice. Après neuf étapes, le 2e du Tour reste pourtant le seul en course pour le général, les autres ayant rapidement cédé du terrain. Chef de file protégé, le Colombien peut profiter de sa discrétion et son expérience.

À la baisse

Thibaut Pinot (Groupama-FDJ)

Il souhaitait éviter la pression mais toute la France attendait Thibaut Pinot, érigé depuis ses débuts en futur vainqueur. L’histoire tourmentée entre le Vosgien et le Tour a connu un nouvel épisode dramatique le leader de la FDJ voyant ses espoirs s’envoler dès les premières pentes pyrénéennes, le dos bloqué. Son rêve et ses ambitions envolées, il lui reste son caractère pour attaquer et tenter de décrocher une étape.

Tom Dumoulin (Team Jumbo-Visma)

Annoncé comme leader de rechange de sa formation, Tom Dumoulin avait laissé une impression encourageante à l’aube de ce Tour, de retour après un an d’absence dû à un genou récalcitrant. L’ancien lauréat du Giro (2017) a néanmoins dû baisser pavillon, avouant humblement qu’il ne recelait pas les jambes d’un maillot jaune en puissance. Le natif de Maastricht jouera donc les lieutenants de luxe pour Roglic.

Emanuel Buchmann (Bora-Hansgrohe)

S’il avait pris une nouvelle dimension en finissant au pied du podium à Paris l’an passé, Emanuel Buchmann n’apportera pas la confirmation qu’il souhaitait. Victime d’une chute au Dauphiné, l’Allemand n’a pas encore recouvré la plénitude de ses moyens et le paie cash. Déjà à la peine vers Orcières-Merlette, il a dû débourser quatre minutes dimanche. Un objectif au général paraît désormais illusoire.

 
 
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