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Négociations fédérales: mécontent, Joachim Coens (CD&V) demande un entretien avec les préformateurs

Le dirigeant des chrétiens-démocrates fait souffler un vent froid sur la mise en place d’une coalition Vivaldi avec les socialistes, les libéraux et les écologistes.

Temps de lecture: 2 min

Le président du CD&V, Joachim Coens, a pris contact avec les préformateurs Egbert Lachaert et Conner Rousseau afin de s’entretenir avec eux, a-t-il indiqué lundi à l’issue du bureau de son parti.

« J’ai pris contact avec les préformateurs et je veux d’abord avoir un entretien avec eux », a-t-il dit dans une courte déclaration aux journalistes.

Fin des négociations ?

S’apprête-t-il à « retirer la prise » des discussions ? « N’utilisons pas ces mots », a-t-il répondu, se bornant pour le reste à expliquer qu’il avait eu une « bonne réunion du bureau de parti » et que « la situation actuelle avait été expliquée ».

Le dirigeant des chrétiens-démocrates fait souffler un vent froid sur la mise en place d’une coalition Vivaldi avec les socialistes, les libéraux et les écologistes. Le projet « est sous pression en ce moment », a-t-il indiqué plus tôt dans la journée, lors de son arrivée à l’hôtel bruxellois où se tient la réunion.

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« Nous avons conclu la semaine dernière des accords clairs sur un certain nombre de thèmes que nous voulons voir réglés d’une certaine manière et je n’ai pas l’impression que c’est le cas pour le moment. Je suis à cet égard particulièrement mécontent », a-t-il ajouté.

M. Coens n’a pas précisé les éléments litigieux mais simplement indiqué qu’ils concernaient le « contenu ». Le CD&amp ; V a insisté ces derniers jours sur plusieurs points à propos desquels il veut obtenir des garanties, notamment la loi réglant l’avortement et en matière de réformes institutionnelles.

 

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39 Commentaires

  • Posté par Deckers Björn, lundi 7 septembre 2020, 20:55

    Paul Van Obberghen, dans les grandes lignes, je suis d'accord avec vous sur ce petit distinguo idéologique entre la NVA et le CD&V. Mais n'en faites pas non plus ce que trop de francophones en font, un parti avec lequel on peut s'entendre plus facilement qu'avec la NVA. Idéologiquement, le CD&V est confédéraliste, idéologiquement, la NVA est séparatiste mais comme elle dispose pas de majorité pour ce faire, elle est confédéraliste de raison. Et c'est là que le CD&V et la NVA se retrouvent exactement sur la même ligne, le projet confédéraliste. Je suis d'accord avec vous sur le fait qu'il devient fou d'imaginer contourner les trois premiers partis flamands. Je n'imagine pas l'arc-en-ciel en solo ou même avec le Cdh pour remplacer le CD&V, je pense que ce serait une erreur comme ça a été une erreur de faire un gouvernement avec le seul MR en 2014. Mais c'est une erreur aussi de croire que le CD&V est un parti fédéraliste flamingant. Le CD&V est un parti confédéraliste flamingant (d'où mon rappel sur AVV-VVK). La seule chose qui nous apparaîtra faussement plus modéré, c'est que dans la Vivaldi, le CD&V est bien seul sur cette ligne et bien faible sans son partenaire de cartel. Cependant, si vous écoutez de plus près, vous pourrez entendre la musique. Le CD&V rappelle en permanence ses exigences, sur les questions éthiques ET sur les réformes institutionnelles. Plus aucune naïveté vis-à-vis du CD&V. Il a fallu ouvrir ses écoutilles pendant ces négociations. Tout le monde a appris à parler avec la NVA. Pour moi, la NVA comme le dit Guy Ballez a au moins un gros avantage sur le CD&V, elle n'avance pas masquée. Le CD&V est aussi confédéraliste que la NVA, mais il avance avec duplicité et hypocrisie.

  • Posté par Biot Philippe, lundi 7 septembre 2020, 19:08

    Le dernier arrivé avait besoin d'éclaircissements. Puis il avait probablement des suggestions. , Il a fait comprendre à certains que rien n'est joué et qu'il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant la fin.

  • Posté par Van Obberghen Paul, lundi 7 septembre 2020, 17:32

    @ Björn Deckers Je crois que la différence entre le CD&V et la NVA est que l'un est flamingant et l'autre nationaliste/indépendantiste. Comme l'expliquait justement un collègue de ce forum, que je remercie au passage, flamingantisme et nationalisme ne sont pas synonymes. La NVA veut, comme le Belang, à termes, l'indépendance de la Flandre. Le CD&V ne veut pas l'indépendance de la Flandre, mais veut que la Flandre soit mieux identifée culturellement dans une Belgique qui a toujours été très francophone (ce qui est un fait toujours aujourd'hui, la preuve). Je suis d'accord qu'il y a des zones de recouvrement entre flamingantisme et nationalisme, et c'est sans doute vers la NVA ou le Belang que le CD&V perd la plupart de ses électeurs. Le CD&V ex-CVP, reste un parti de droite conservatrice catholique et flamande, sans doute régionaliste mais pas plus, alors que la NVA est libérale laïque et séparatiste. Il n'en reste pas moins que si le CD&V continue à faire des siennes, on sera bien dedans et jusqu'au cou, parce que l'arc-en-ciel est trop court, trop francophone et trop à gauche, et que la seule solution sera de retourner voter. La cata'.

  • Posté par Capiaux Alain, lundi 7 septembre 2020, 17:09

    Tout est une question de gros sous, la Flandre paie 70% des impôts et 80% des exportations sont de son fait mais du côté francophone on s'obstine a gouverner sans majorité du côté flamand !

  • Posté par Ballez Guy, lundi 7 septembre 2020, 17:29

    A mon avis, les chiffres sont largement surestimés mais c'est vrai que l'incapacité de la Wallonie à se relever économiquement est une des causes importantes du problème politique Nord/Sud. C'est en grande partie un problème de complaisance et donc de mentalité.

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