«Pas d’autre choix que de disqualifier Novak Djokovic», explique le directeur de l’US Open

EPA
EPA

Le ciment du stade Arthur Ashe s’est fissuré dimanche après-midi avec la disqualification de Novak Djokovic (ATP 1) en huitièmes de finale de l’US Open, pour avoir frappé accidentellement une balle au visage d’une juge de ligne après avoir concédé sa mise en jeu à 5-5 dans le premier set de son match contre Pablo Carreno Busta (ATP 27). Soren Friemel, le directeur du tournoi, arrivé sur le court après l’incident et qui a signifié son exclusion à Djokovic, est revenu sur l’incident.

« J’ai vu la juge de ligne au sol entourée du médecin de Novak et de l’arbitre de chaise », a expliqué le directeur du tournoi à Belga. « Nous nous sommes d’abord assurés qu’elle allait bien et ensuite Andreas Egli, le Grand Slam supervisor, qui suivait la rencontre, et Aurélie Tourte, l’arbitre de chaise, m’ont expliqué les faits. Dans cette situation, il est très important d’être sûr des faits à 100 %, d’autant que j’étais dans le bureau du juge-arbitre. Les faits ont été établis et ensuite je me suis adressé à Novak, je lui ai donné l’occasion d’exprimer son point de vue et sur base du fait que la balle avait été frappée avec frustration, imprudemment, qu’elle a directement heurté la gorge de la juge de ligne et que la dame souffrait, la décision a été prise de disqualifier Novak ».

Novak Djokovic, 33 ans, est devenu le premier numéro 1 mondial à être disqualifié dans une levée du Grand Chelem. Mais il n’est pas le seul joueur. Avant lui, les Amércains John McEnroe, à l’Australian Open en 1990, et Jeff Tarango, à Wimbledon en 1995, ainsi que le Britannique Tim Henman, en double à Wimbledon en 1995, avaient connu pareille mésaventure. Et du côté féminin, on se souvient de l’exclusion de Serena Williams, à l’US Open en 2009, elle qui avait menacé une juge de ligne, dans sa demi-finale contre Kim Clijsters.

« Si la décision a pris du temps, c’est parce qu’il s’agissait un moment de haute tension et que nous voulions aussi que le joueur puisse donner sa version des faits », a poursuivi Soren Friemel. « Novak a expliqué qu’il n’avait pas touché la juge de ligne volontairement. Il a dit qu’il était fâché, qu’il a frappé la balle, qu’il a touché la juge de ligne, mais que ce n’était pas son intention et qu’il ne devrait pas être disqualifié pour cela. Nous étions tous d’accord qu’il ne l’avait pas fait exprès, mais il demeure qu’il a touché la juge de ligne et qu’elle était clairement blessée. Et c’est un élément essentiel dans le processus. Disqualifier un joueur, qu’il soit numéro 1 mondial ou autre, est une décision très difficile à prendre, mais les faits étaient si clairs qu’il n’y avait pas d’autre choix », a-t-il conclu.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous