France: la «quatorzaine» pourrait être réduite

France: la «quatorzaine» pourrait être réduite

Le gouvernement envisage de réduire la période d’isolement des malades et des cas contacts indique sur son site internet La Voix du Nord.

Après un pic depuis le début de l’épidémie et des tests à grande échelle en France, à près de 9 000 nouveaux cas vendredi, 8 500 cas environ ont été confirmés samedi, puis un peu plus de 7 000 dimanche, d’après Santé publique France. L’augmentation observée depuis le début de l’été continue donc de s’accélérer, alors que les Français font leur rentrée dans les écoles et dans les entreprises.

Enfin, en tout, 30 701 décès liés au Covid-19 ont été recensés depuis le début de l’épidémie en France.

Nombre de cas graves limité

Pour l’heure, le nombre de cas graves en réanimation, inférieur à 500 selon les derniers chiffres disponibles, reste très loin des niveaux enregistrés en mars-avril, au plus fort de la crise sanitaire (il avait culminé à plus de 7 000). Le ministre de la Santé Olivier Véran a prévenu qu’il allait augmenter, mécaniquement, dans le sillage de la hausse des contaminations.

Avis scientifique demandé

Malgré ce contexte, le gouvernement envisage d’assouplir une des mesures appliquées dans le cadre de la lutte contre le coronavirus : la « quatorzaine », cette période de deux semaines d’isolement préconisée aux malades et aux fameux « cas contacts » (susceptibles d’avoir été contaminés), pourrait être raccourcie, comme l’a indiqué Olivier Véran. Le ministre a indiqué samedi qu’il avait demandé « aux autorités scientifiques de donner un avis pour savoir si on ne peut pas réduire » la période d’isolement pour les cas contacts, estimant que « cette fameuse quatorzaine (…) est sans doute trop longue ». La nouvelle durée pourrait être de cinq ou sept jours, précise Le Parisien.

« Les données montrent aujourd’hui que l’essentiel des contagions se fait dans la fenêtre des cinq premiers jours après les symptômes. Si on arrivait déjà à respecter ces cinq jours, on laisserait sans doute passer quelques personnes porteuses, mais semble-t-il avec un faible pouvoir de contamination », estime dans le JDD l’épidémiologiste Antoine Flahault, directeur de l’institut de santé globale à l’université de Genève. « L’idée étant de renforcer la faisabilité de cette mesure (de quatorzaine, Ndlr) », a indiqué le Pr Bruno Mégarbane, chef du service de réanimation de l’hôpital Lariboisière à Paris, sur RMC/BFMTV, « parce qu’il n’y a pas de contrôle ». Aujourd’hui en France, la « quatorzaine » est une recommandation, pas une obligation.

 
 
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