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Affaire Chovanec: le parlement poursuivra ses auditions, pas à pas

Les auditions se déroulent dans un contexte sensible.

Temps de lecture: 2 min

Les commissions de l’Intérieur et de la Justice de la Chambre poursuivront leurs auditions dans le dossier Chovanec. La première entendra, pour commencer, le directeur de la police administrative et le directeur des opérations de police administrative, l’officier de liaison entre les Affaires étrangères et l’Intérieur et l’ancien ou l’actuel ambassadeur de Slovaquie. La seconde auditionnera, également dans un premier temps, le procureur du roi de Charleroi et le procureur général de Mons.

D’autres auditions suivront sans doute, notamment le directeur de la police aéroportuaire, dont les agents sont pointés du doigt pour la façon dont ils ont maîtrisé le citoyen slovaque à l’aéroport de Charleroi, et d’autres responsables opérationnels de la police. La question se pose toujours de savoir comment les faits qui ont éclaté au grand jour à la suite de la diffusion de la vidéo de l’intervention n’étaient pas connus de la direction de la police. Stefaan Van Hecke (Ecolo-Groen) souhaite par ailleurs entendre l’avocate de la veuve de M. Chovanec.

Plusieurs groupes, en particulier la N-VA, voulaient réinviter le ministre de l’Intérieur, Pieter De Crem, et le commissaire général de la police fédéral, Marc De Mesmaeker, mais une telle audition a paru inutile à ce stade-ci du travail parlementaire. Les deux hommes se sont déjà exprimés il y a peu devant le parlement. « Allons dans le vif du sujet », a plaidé Ahmed Laaouej (PS). « Les inviter encore, c’est perdre son temps », a souligné Vanessa Matz (CDH).

Ces auditions se déroulent dans un contexte sensible. Une note des services juridiques de la Chambre a mis en garde les députés contre certains risques. Une instruction judiciaire est en cours et, à ce jour, le parlement n’a pas institué de commission d’enquête. Les personnes invitées peuvent donc refuser de témoigner -et ce d’autant plus que la police a ouvert une enquête interne- et ne peuvent s’accuser devant le parlement d’avoir commis une infraction. Le secret de l’instruction doit par ailleurs être préservé.

 

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2 Commentaires

  • Posté par Biot Philippe, mardi 8 septembre 2020, 18:31

    Pourquoi n'avoir pas d'abord laissé le juge d'instruction, le parquet, et éventuellement, un tribunal établir les faits? Vouloir améliorer le fonctionnement ou certaines procédures de la police ou de la justice sans attendre la fin de l'enquête sur une affaire qui pose question et qui a provoqué ces Commissions ne permet pas le moindre recul.

  • Posté par De Villers Léopold, mardi 8 septembre 2020, 20:29

    Le juge d'instruction qui a dormi pendant plus de deux ans et le parquet de même et si on attend la justice on risque d'attendre très très longtemps avant un éventuel jugement ce qui permetrait à tous ces gens de passer au travers d'éventuelles sanctions comme d'habitude dans ces cas là. Vous avez été juge dans votre vie et vous voulez protéger vos collègues ? car vos commentaires vont toujours dans le même sens

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