Paddock: «Les pénalités en MotoGP, c’est du grand n’importe quoi», avance Xavier Siméon

Paddock: «Les pénalités en MotoGP, c’est du grand n’importe quoi», avance Xavier Siméon
D.R.

Xavier, parlons d’abord de votre actualité. Satisfait de votre troisième place aux 24 Heures du Mans.

Très satisfait. Depuis les premiers essais jusqu’au drapeau à damier, j’ai pris beaucoup de plaisir au sein de l’équipe officielle Suzuki. Nous aurions sans doute pu viser la deuxième position mais la chute d’un équipier, dimanche matin, nous a relégué sur la dernière marche du podium. C’est la course. Nous voilà très bien placés pour la dernière manche du championnat du monde à Estoril à la fin du mois.

Parlons vitesse. À la suite des deux accidents très impressionnants en Moto2 et en MotoGP en Autriche, vous avez été très critique envers le circuit.

Je confirme. Dans la majorité des courbes, le Red Bull Ring est très bien pensé pour accueillir les motos. Mais un virage pose problème ; celui où précisément, il y a eu deux chutes qui auraient pu avoir des conséquences catastrophiques. Il n’y a pas de dégagement suffisant à cet endroit. Personnellement, cela fait très longtemps que je redoutais l’incident grave.

Depuis quelques semaines, on remarque aussi que les commissaires sportifs infligent des pénalités à tour de bras. Votre opinion ?

C’est du grand n’importe quoi. La règle qui consiste à pénaliser un pilote quand il emprunte la bande verte en dehors de la piste sème la confusion auprès du public. Surtout qu’elle n’est pas toujours appliquée de la même façon. Lors du Grand Prix de Styrie, Jorge Martin a été sanctionné en Moto2 alors que Pol Espargaro ne l’a pas été en MotoGP. Ces commissaires sont en train de tuer la beauté de la discipline. À croire qu’ils veulent imiter la F1 où on sanctionne un pilote qui tente un dépassement.

Même opinion à propos des sanctions à l’égard de Zarco ?

Absolument ! Il n’y avait aucune raison de le sanctionner pour son duel avec Pol Espargaro à Brno. C’est l’Espagnol qui revient sur la trajectoire du Français. Le genre de manœuvre qui s’est déroulée un million de fois. L’avoir contraint à s’élancer des stands en Styrie pour son accrochage avec Morbidelli la semaine précédente est tout aussi honteux. Les commissaires sportifs semblent oublier que c’est un sport d’hommes. Une fois sur la moto, on ne pense qu’à la performance à grands coups d’adrénaline.

Freddie Spencer est pourtant dans ce comité.

C’est vrai. Je suppose qu’il est juste consulté.

Qui sera champion cette année ?

J’aimerais beaucoup voir Brad Binder s’imposer sur la KTM. Quand il réussit de bonnes qualifications, il joue devant. La moto est désormais performante partout. Il est aussi très fort mentalement. Sinon, c’est peut-être l’année de Dovizioso.

 
 
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