Annemie Schaus est élue rectrice de l’ULB

Annemie Schaus est élue rectrice de l’ULB

L’élection d’un nouveau patron pour l’Université libre de Bruxelles, à défaut d’avoir été animée, aura tout de même l’allure d’un scrutin historique. Parce que pour la première fois de son histoire, quatre candidats se « disputaient » le job. Parce qu’en raison du Covid elle a dû être reportée à deux reprises. Parce que les électeurs – le personnel académique exclusivement – ont porté leur choix non sur un patron mais sur une patronne. Le prochain recteur de l’ULB sera donc une rectrice. Inédit ? Pas tout à fait puisqu’en 1990 déjà, l’économiste Françoise Thys-Clément, avait déjà été élue pour 4 ans. Par contre, il n’y a pas d’autres précédents en Belgique francophone.

Il s’agissait de désigner un successeur au médecin gynécologue Yvon Englert, atteint par la limite d’âge, à 64 ans, il n’est plus en mesure d’assumer un mandat complet avant l’âge officiel de la retraite.

Pour la première fois depuis trente ans, on comptait à nouveau une femme candidate : Annemie Schaus, professeure de droit.

Annemie Schaus a « affronté » trois hommes : François Heinderyckx, Bruno Van Pottelsberghe et Pascal Delwit. Le premier n’a pas vraiment fait campagne. Le second – issu de la Solvay Brussels School of economist and management – avait l’avantage de faire partie de l’équipe du recteur sortant mais il n’a pas pu s’imposer. Dans la dernière ligne droite, on sentait poindre un « duel » entre le politologue Pascal Delwit et Annemie Schaus. C’est donc cette dernière qui a emporté l’élection avec 42 % des voix, soit une dizaine de points de plus que Pascal Delwit.

Annemie Schaus est professeure de droit. Elle a déjà exercé des responsabilités académiques : doyenne de sa faculté de 2007 à 2011 et vice-rectrice de 2011 à 2016. Elle est avocate au barreau de Bruxelles, notamment spécialisée dans les droits fondamentaux et les libertés publiques.

 
 
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