Ce qu’il faut retenir de la 11e étape du Tour de France: Ewan double la mise, Roglic garde le maillot jaune (vidéo)

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Un retour dans les terres en direction de la Vienne s’assimilait surtout à une dernière opportunité pour les sprinters avant… les Champs Elysées. Difficile dès lors pour les baroudeurs d’espérer mener une échappée à bien, en dépit d’un final tortueux avant l’ultime ligne droite, longue de 1500 mètres.

Qui ne tente rien n’a rien, Ladagnous sortait directement du peloton. Un groupe de contre recensant notamment Stuyven, Naessen et Van Asbroeck tentait de s’extraire un peu plus tard mais, jugée – à raison – trop dangereuse, la tentative était rapidement annihilée sous l’impulsion des Deceuninck-Quick Step.

Derrière le courageux coureur de Groupama-FDJ, Bennett dominait à nouveau Sagan lors du sprint intermédiaire. Un des rares remous au sein du groupe principal qui reprenait malgré tout Ladagnous à plus de 40 bornes du but. Le rythme s’accélérait sensiblement à l’approche de Poitiers. Une attaque de Pöstleberger, relayé par Jungels et Asgreen, obligeait les équipes de sprinters à s’employer.

La jonction opérée avant d’aborder la dernière ligne droite, face au vent, c’est Wout Van Aert qui partait de très loin, un rien trop loin. Notre compatriote, tassé par Sagan, ne pouvait rien face au coup de rein de Caleb Ewan, qui devançait du coup Sagan, Bennett et le Belge.

Un deuxième bouquet pour l’Australien, assurément l’homme plus explosif dans les 50 derniers mètres, qui assure à Lotto un Tour déjà réussi. Roglic aura quant à lui profité de la journée pour souffler – tout est relatif – avant les épisodes piégeux qui s’annoncent.

L’homme du jour

Même s’il est protégé chez Lotto, Caleb Ewan n’a pas besoin de train pour le placer sur les rails. Doté d’une grande clairvoyance et d’un jump irrésistible, il sait s’abriter, se faufiler et surgir au moment opportun. Il lui avait manqué quelques centimètres la veille, il a réussi le coup parfait à Poitiers. Un deuxième bouquet sur ce Tour, le cinquième déjà en deux éditions.

L’équipe du jour

À la traîne au classement interéquipes, à plus de six heures des Movistar, Lotto-Soudal goûte pourtant au champagne pour la deuxième fois en onze étapes. Remarquable pour une équipe réduite à cinq unités suite aux abandons de Gilbert, Degenkolb et Cras.

Le battu du jour

Deuxième sur la ligne, Peter Sagan n’aura pas savouré longtemps ce qui était sa meilleure place depuis le départ de Nice. Coupable d’avoir joué des épaules avec Van Aert, le Slovaque a été déclassé. Une bien mauvaise affaire dans l’optique du classement par points et d’un éventuel huitième maillot vert…

Le Belge du jour

Wout Van Aert a finalement reçu une troisième opportunité de disputer le sprint. Si l’arrivée de Poitiers pouvait certes lui convenir, le coureur d’Herentals a, cette fois, dû s’incliner, gêné notamment par le coup d’épaule de Peter Sagan. Le Slovaque déclassé, il hérite du 3e rang derrière Ewan et Bennett.

Le chiffre du jour

42. Si Poitiers avait accueilli six départs d’étape lors des dernières escales du Tour, la dernière arrivée remontait à 42 ans, en 1978, quand le jeune Sean Kelly s’était imposé au sprint sous le maillot Flandria. Le premier succès de l’Irlandais au Tour.

L’image du jour

La vidéo de l’arrivée

 
 
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