La saison 2020-2021 au TTO: les reprises étoilées à ne pas manquer

Très attendu : Alex Vizorek, « Tome 2 »

Empêché par l’épidémie la saison dernière, Alex Vizorek compte bien cette fois nous dévoiler la suite tant attendue du premier tome de son one-man-show intitulé Alex Vizorek est une œuvre d’art. Comme pour le premier, il espère que nous en sortions repus, bidonnés et un peu plus cultivés sans doute. Pendant dix ans, Alex Vizorek vous a ouvert les yeux sur l’Art, mais il lui reste encore beaucoup de sujets à vous transmettre.

Toute la saison.

Nos critiques des reprises

Guillermo Guiz, « Au suivant ! » * * * *

Jusqu’au 12 octobre (à l’ULB)

Cinq ans après son premier one-man-show, qui l’avait révélé, Guillermo Guiz remet le couvert pour un spectacle au titre brelien, qui est à la fois hilarant et humainement bouleversant. Il y aborde le thème de la transmission, y parle de son père, des femmes, ou de sa vie de nouvelle vedette de quartier. Une merveille !

Frédéric * *

Du 9 au 31 décembre

Sosie officiel de Freddy Mercury, Frédéric se sent plutôt comme un ersatz désabusé. Qu’il chante au piano, qu’il convoque un stade de Wembley surchauffé, qu’il se la joue mégalo avec couronne de la reine d’Angleterre et cape royale d’hermine, ou au contraire qu’il effleure la solitude du sosie, coincé à vie dans le renoncement de soi-même, Jean-François Breuer se révèle un showman d’exception. Si elle se dilue un peu en son milieu, la pièce de Dominique Breda offre un agréable divertissement.

Bibot distinguée * *

Le 18 janvier (au Cirque royal)

Elle avait, il y a quatre ans avec Bibot debout , délaissé les sketches du one-woman-show pour tenter l’aventure du stand-up. Avec Bibot distinguée , l’ex-Miss Bricola des Snuls ne prend plus qu’elle et sa propre histoire (familiale, artistique) pour modèle d’inspiration. Bibot, qui confesse sa crise de la cinquantaine, plonge ici dans les voluptueux abîmes de l’autodérision. Et c’est une excellente surprise.

King Kong théorie * * *

Du 3 mars au 3 avril

Simone de Beauvoir peut se réjouir. Avec King Kong théorie, Virginie Despentes sort les femmes de leur cage grâce à un récit plus libérateur que des slogans fourre-tout sur seins nus. Un discours cash porté par un trio de comédiennes ni putes ni gorilles. Loin du manifeste émasculateur, il s’agit d’un récit biographique qui puise dans une vie, une vraie, avec ses victoires et ses ratés. Une sorte d’aveu, un cri lancé avec beaucoup d’humour.

ADN * * *

Du 21 avril au 5 juin

Déjà remarquée avec Cherche l’amour, Myriam Leroy confirme son talent à creuser des sujets de société inattendus. Elle-même touchée de près par la thématique, elle a mené une enquête fournie sur la procréation médicalement assistée et, plus particulièrement, le vécu d’enfants nés d’un don de sperme anonyme. Mise en scène avec tact et légèreté par Nathalie Uffner, la pièce livre une galerie de portraits tantôt drôles, tantôt poignants.

 
 
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