Reconversion de l'ancien site de Caterpillar à Gosselies - Thunder Power "ne constitue plus la priorité"; un projet de parc Legoland à l'étude (2)

L'arrivée de Thunder Power à Charleroi avait été annoncée en grandes pompes, en octobre 2018. L'entreprise chinoise comptait, en collaboration avec la Sogepa, assembler une voiture électrique citadine baptisée "Chloé" sur l'ancien site de Caterpillar, dont le départ en 2016 avait meurtri toute une région.

Mais le constructeur chinois s'était fait particulièrement discret depuis lors, faisant craindre à d'aucuns que le projet, potentiellement créateur de centaines d'emplois, ait du plomb dans l'aile.

Le dernier élément en date concerne une importante levée de fonds pour le déploiement de l'activité qui devait se faire dans le courant du mois de septembre. Or, le gouvernement de Wallonie a été informé que cette levée de fonds était reportée à mi-2021.

"La Wallonie a toujours voulu privilégier les projets forts et porteurs d'emplois pour ce site, mais les reports successifs qui concernent Thunder Power, même si certains peuvent logiquement se justifier eu égard à la crise du covid-19, font aujourd'hui que ce projet ne constitue plus la priorité pour ce site", explique Willy Borsus, cité dans un communiqué.

Dans la foulée, le ministre wallon de l'Économie rappelle que, dès le début du processus de reconversion du site, "d'autres pistes de création d'emplois et d'activités ont toujours été à l'étude." Et M. Borsus de préciser que, parmi les pistes à l'analyse, figure "celle d'un projet porté par le groupe Merlin pour établir un parc Legoland."

"Les négociations avec le groupe Merlin sont encore au stade de l'étude. Il y a donc lieu de faire preuve de réserve dans les différentes analyses et communications. J'ai eu des contacts avec le groupe Merlin, des réunions de travail avec la Sogepa, avec l'Awex, avec la Ville, mais pour l'instant, les négociations sont en cours et plusieurs sites sont en concurrence à travers le globe pour accueillir ce nouveau parc. Attirer de gros projets sur notre territoire requiert énormément de travail, de négociation et de subtilité.", conclut le ministre, qui se dit toujours convaincu "des nombreux arguments de la Wallonie" pour ses sites en reconversion.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous