"La prolongation du nucléaire favorable aux fournisseurs d'énergie", Engie conteste

Selon l'organisation BBL, Engie est dans une position de négociation "très forte" face à cette situation. "Il y a donc de fortes chances qu'ils en tirent un maximum." Par ailleurs, Bond Beter Leefmilieu souligne que le risque de catastrophe nucléaire est oublié dans l'étude. "Engie n'est assuré que pour une petite partie. En cas de catastrophe nucléaire, les coûts seraient largement répercutés sur l'État. S'ils s'assuraient correctement, ils n'atteindraient pas du tout les 100 millions par an."

Engie Electrabel conteste toutefois les arguments de l'organisation environnementale. "L'étude n'examine pas la répartition de ces économies entre les différents acteurs de l'énergie", souligne la porte-parole de l'exploitant des centrales. "Il s'agit d'une économie annuelle sur le coût total d'approvisionnement de la Belgique. Cela ne va pas directement à l'exploitant nucléaire."

Selon Engie, il est également incorrect de dire que le prix de l'électricité ne diminuerait pas. Une prolongation des centrales nucléaires entraînerait une baisse d'un euro par mégawattheure (MWh), soit 90 millions d'euros pour la consommation totale du consommateur belge, chiffre le fournisseur d'énergie.

 
 
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